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PER : ce que coûte vraiment votre épargne retraite

En partenariat avec Good Value for Money, Mieux Vivre Votre Argent dévoile ce que coûtent les 36 PER individuels parmi les plus largement souscrits. La surprise est parfois au rendez-vous !

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Crédit : iStock.

La souscription de Plans d’épargne retraite (PER) individuels (Perin) bat son plein. Fin octobre dernier, le placement comptabilisait quelque 2,4 millions de bénéficiaires selon la Fédération française de l’assurance (FFA). Et si ce nouveau produit lancé par la loi Pacte de 2019 connaît un franc succès, notamment de par sa proximité avec l’assurance vie, il n’en demeure pas moins qu’il est considéré comme souvent trop onéreux. Bercy en appelle même les assureurs à y rajouter de la transparence. Mais quels contrats sont les plus chers ? Ceux des bancassureurs ? Et, à l’inverse, les contrats en ligne sont-ils toujours les plus abordables ? Et qu’est ce qui est trop cher ? Les frais d’entrée, de gestion ? Les frais sur arbitrages, ou encore ceux relatifs aux versements ?

Gare aux idées reçues

En partenariat avec Good Value for Money, Mieux Vivre Votre Argent s’est penché dans ce premier volet consacré aux Perin sur le coût d’un panel de contrats représentatifs du marché, autrement dit faisant partie des plus souscrits. En y regardant de plus près, force est de constater qu’il faut se garder de généraliser. « Premier constat : les contrats digitaux, réputés peu gourmands en frais, ne sont pas toujours les moins chers du marché », explique Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money.

Parmi les autres surprises de ce classement, on note que, contrairement à une idée répandue, les contrats des bancassureurs ne sont « pas non plus nécessairement les plus chers. C’est plutôt dans l’univers CGPI qu’on peut trouver les empilements de frais les plus importants quand on opte pour de la gestion sous mandat avec des unités de compte en gestion active comme supports d’investissement », poursuit Cyrille Chartier-Kastler. En toute logique : « Il faut bien rémunérer les différents intervenants : la société de gestion, les gestionnaires des différentes unités de compte, le conseiller en gestion de patrimoine et la société d’assurance-vie », précise l’expert.

Les mutuelles pour le prix, Internet pour l’univers d’investissement

Pour dénicher les meilleurs rapports qualité-prix, il faut plutôt se tourner vers l’univers des mutuelles. Le PER d’Ampli Mutuelle (réservé aux professions libérales et indépendantes) pratique zéro frais d’entrée par exemple, comme celui de la MIF. Sur Internet aussi, bon nombre de contrats sont assez peu chargés. Et ce tout en donnant accès à des gammes d’unités de compte (UC) extrêmement larges, qu’il s’agisse d’ETF, de SCPI et de SCI. C’est, par exemple, le cas de PER Placement-Direct ou de Titres@PER d’Altaprofits.

Finalement, la question essentielle se résume en ces termes : comparé à l’assurance, le PER vaut-il financièrement le coup au-delà des spécificités de chacun de ces produits ? Que l’on ne s’y trompe pas : « les PER Individuels sont facturés de manière assez proche des contrats d’assurance-vie lancés au cours de ces dernières années. L’épargnant a souvent en tête les tarifs inférieurs pratiqués sur les anciennes générations de contrats. La principale différence entre les PER Individuels et l’assurance-vie classique, c’est qu’il y a en règle générale beaucoup plus d’unités de compte souscrites dans un PER (60 % voire davantage), eu égard à la gestion pilotée à horizon proposée par défaut dans le cadre de la loi Pacte », conclut Cyrille Chartier-Kastler.

Retrouvez le comparatif complet :