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Le dollar au plus haut depuis plus d’un an

Le dollar américain montait vendredi à son plus haut depuis 15 mois face à l’euro alors que l’économie américaine a créé plus d’emplois que prévu, tandis que la livre souffrait encore d’une réunion de la Banque d’Angleterre la veille.

En début d’après-midi, l’euro cédait 0,28% à 1,1522 dollar pour un euro, après être descendu jusqu’à 1,1514 dollar, au plus bas depuis juillet 2020. Les créations d’emplois sont reparties de plus belle aux États-Unis en octobre. Elles ont presque doublé par rapport à septembre : 531.000 emplois ont été créés, secteurs public et privé confondus.

« Les données du jour pourraient relancer les discussions sur une hausse des taux à venir aux États-Unis, puisque (le président de la Réserve fédérale américaine, la Fed) Jerome Powell a insisté sur l’importance de l’évolution des salaires pour la politique monétaire« , commente Walid Koudmani, analyste chez XTB. Le salaire horaire moyen des salariés du secteur privé a ainsi, sur les 12 derniers mois, augmenté de 4,9%. Il était, en octobre, de 30,96 dollars.

Après une vague de réunions de banques centrales, « le dollar bénéficie d’une réduction des paris sur une hausse des taux hors des Etats-Unis« , explique Lee Hardman, analyste chez MUFG. La Banque centrale européenne (BCE) a ainsi écarté l’option d’une hausse rapide pour contrer l’inflation, alors que la reprise économique s’affaiblit aux États-Unis. Même si la Fed ne s’est pas dite prête à remonter ses taux rapidement, les marchés continuent d’estimer que le resserrement monétaire aura lieu plus rapidement aux États-Unis.

Hausse des taux

Du côté du Royaume-Uni, après une réunion de la Banque d’Angleterre (BoE) où l’institut monétaire n’a pas relevé ses taux, prenant par surprise les marchés, le gouverneur Andrew Bailey tentait de limiter les dégâts. « Nous nous attendons à ce que les taux augmentent, c’est très clair« , a-t-il affirmé sur la BBC, maintenant son message d’une hausse « dans les prochains mois« , sans préciser s’il s’agirait de la réunion de décembre ou d’une échéance plus lointaine.

La défiance des investisseurs envers l’institut monétaire britannique pesait sur la livre britannique. Face à l’euro, elle se stabilisait (+0,05% à 85,55 pence pour un euro) après avoir atteint un plus bas depuis un mois à 85,95 pence. Face au dollar (-0,22% à 1,3470 dollar pour une livre), elle approchait de son plus bas depuis fin septembre à 1,3412 dollar.