Coronavirus : Bruno Le Maire déclare vouloir relancer l’économie française au plus vite

Lors de son intervention, ce mercredi 18 mars, sur BFM Business, Bruno Le Maire s’est voulu combatif en rappelant sa priorité : « L’essentiel, c’est que l’activité économique française puisse redémarrer le plus fort possible, le plus vite possible », a-t-il déclaré.

Bruno Le Maire déclare vouloir relancer l'économie sans tarder. Crédit : iStock

Invité ce mercredi 18 mars, sur le plateau de l’émission Good Morning Business, sur BFM Business, Bruno Lemaire s’est exprimé longuement sur l’impact du coronavirus sur l’économie française.

Au plus proche des entreprises

Le ministre de l’Economie et des Finances a précisé sa volonté d’être au plus proche des entreprises et de tout un secteur ébranlé par la crise sanitaire du coronavirus. Il a émis le souhait que l’activité économique française devait redémarrer au plus vite. « Ma responsabilité, c’est de soutenir les entreprises au quotidien. On a activé la cellule de veille économique pour s’assurer de la continuité économique, s’assurer qu’on apporte une réponse heure par heure à toutes les entreprises qui se posent des questions. »

Plan de soutien aux entreprises

Bruno Le Maire a précisé l’importance « d’anticiper sur la fin de l’année, quand on sera sorti de cette crise sanitaire, qu’on puisse redémarrer vite et fort » insiste-t-il. Pour les entreprises en difficulté, le ministre a rappelé les différents dispositifs annoncés depuis le début de la crise sanitaire, notamment « des solutions qui auront un coût budgétaire, comme les annulations de pénalité ou les aides à la trésorerie ».

Relance budgétaire européenne 

Le ministre a rappelé également des réflexions menées à l’échelle européenne. « Je considère que la meilleure arme aujourd’hui, ce n’est pas la politique monétaire, les taux sont déjà très bas. C’est vrai en particulier pour la Banque centrale européenne (BCE), les taux d’intérêt sont négatifs donc les marges de manœuvre de la politique monétaire sont limitées. » a-t-il précisé. « Nous examinons, avec Christine Lagarde (présidente de la BCE), toutes les options complémentaires qui sont à notre disposition. Nous sommes favorables à tout ce qui permettra à l’économie européenne de passer dans de bonnes conditions un cap, qui est un des caps les plus difficiles de l’histoire européenne depuis la création de l’Union européenne », souligne le ministre.

Rappelons que la BCE a des « instruments pour soutenir les entreprises, les PME, quand elle se financent auprès des banques. C’est plutôt ces instruments-là qui me paraissent utiles » détaille le ministre.

« Et puis l’autre instrument dont nous disposons, c’est l’instrument budgétaire. Si on voit qu’il y a besoin de dépenses budgétaires supplémentaires pour relancer la croissance, soutenir l’activité, il faut que nous soyons prêts à utiliser cet instrument budgétaire qui aujourd’hui me parait plus efficace que l’instrument monétaire.
Il faut que les 19 ministres des Finances de la zone euro s’entendent pour être prêts à employer tous les instruments, y compris l’instrument budgétaire, si on devait s’apercevoir que la croissance de la zone euro est durablement touchée » « 

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Vers la nationalisation des grandes entreprises françaises en difficulté

Bruno Le Maire a réaffirmé la position du gouvernement : « Il n’est pas question de voir des fleurons industriels disparaître » dans cette crise somme toute « conjoncturelle ».
« Nous avons toutes sortes d’instruments à notre disposition pour soutenir ces fleurons industriels français, et s’il faut aller jusqu’à la nationalisation, nous irons jusqu’à la nationalisation » a précisé le ministre. Il en va de protéger le « patrimoine industriel français ».

Rappelons qu’Air France-KLM, Airbus ou Renault font partie des entreprises, aujourd’hui, les plus exposées avec la crise actuelle.

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