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Le plan de relance de l’économie ne se fera pas « avant la rentrée de septembre » prévient Bruno Le Maire

Le gouvernement travaille d’ores et déjà à un plan de relance de l’économie : Bruno Le Maire précise que sa mise sur pied ne se fera pas avant l’automne.

déficit public
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1903201500

« Il faut reprendre le travail », annonce le ministre de l’Économie et des Finances ce mercredi 29 avril sur LCI. La reprise de l’activité est indispensable pour Bruno Le Maire qui a adressé « un message d’optimisme » à l’adresse des chefs d’entreprise et des salariés. Le ministre parle d’un troisième temps, celui de la relance, sur lequel il dit déjà travailler. « Plus d’investissement des entreprises, un soutien à la demande des ménages, un soutien aux secteurs qui ont été le plus durement touchés : le tourisme, l’aéronautique, l’industrie automobile » précise encore Bruno Le Maire à propos de ce plan de relance, mais il prévient que sa mise sur pied ne se fera « certainement pas avant la rentrée septembre/octobre ».

Bruno Le Maire affiche également sa sincérité, précisant ne jamais « avoir caché la gravité de la crise aux Français » : il a fait dès les premiers jours la comparaison avec la grande récession de 1929. « Il faut être lucide, il y aura des faillites, quoi que nous fassions », déplore le chef de Bercy, qui prévoit aussi des pertes d’emploi.

Le télétravail doit continuer après le 11 mai

Le ministre de l’Économie a confirmé les propos du chef du gouvernement, mardi 28 avril à l’Assemblée nationale : le télétravail doit continuer « pour que les choses se fassent progressivement ». « J’invite tous les chefs d’entreprise, tous ceux qui ont des sièges sociaux où plusieurs centaines de personnes travaillent, à regarder comment ils peuvent gérer les flux, la restauration collective... » a encore précisé Bruno Le Maire. Il a évoqué les plus petits entrepreneurs « qui prennent cette crise en plein dans la figure et qui sont en plein désarroi », réaffirmant que sa démarche était de les « soutenir massivement ».

« Le chômage partiel doit accompagner ce déconfinement » affirme Gérald Darmanin

De son côté, Gérald Darmanin a parlé du chômage partiel sur RTL, qui doit « accompagner ce déconfinement ». Le dispositif coûte à l’État entre « 24 et 25 milliards d’euros », a précisé le ministre de l’Action et des Comptes publics : il s’agit, pour lui, de « nationalisation des salaires, c’est l’État qui a pris ses responsabilités ». « La continuité de ce chômage partiel » sera aussi valable « pour tous les gens qui sont salariés à domicile » (jardiniers, femmes de ménage) a encore précisé le ministre.

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Les organisations patronales, Medef et CPME, ont demandé que le financement par l’État du chômage partiel soit prolongé au-delà du 1er juin. Le dernier chiffre du chômage partiel ce mercredi 29 avril est de 11,3 millions de salariés, selon la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le ministre de l’Action et des comptes publics écarte la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration, comme le réclame la profession. « Le but n’est pas de baisser un impôt quand il n’y a pas de chiffre d’affaires. La TVA, vous la baissez quand il y a de la consommation. Là, il n’y en a pas », a déclaré Gérald Darmanin.

Concernant les baisses d’impôts, il ne s’est pas prononcé. « Je ne sais pas ce que choisira le président de la République. J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’il fallait parier, comme il l’a fait depuis trois ans sur la croissance et que ce qui est à exclure, ce sont les augmentations d’impôts », a répondu Gérald Darmanin.