Les prix de l’immobilier sont en hausse malgré la chute de l’activité

Les prix de l’immobilier ne baissent pas, en dépit d’une baisse importante de l’activité, liée à l’épidémie de coronavirus.

La hausse des prix dépasse les 10% à Mulhouse, Montreuil ou encore Villeurbanne. Crédit: iStock.

Les prix des logements augmentent, selon le baromètre LPI-SeLoger publié lundi 25 mai, alors que l’activité chute lourdement. « Sur un marché des logements anciens, qui a connu une chute des ventes d’une brutalité et d’une ampleur jamais observées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la hausse des prix s’est poursuivie », écrit Michel Mouillart, porte-parole du baromètre. Le prix au mètre carré dans l’immobilier ancien en France – qui atteint 3 571 € – enregistre 5,2 % de hausse annuelle.

Cette hausse s’expliquerait par la composition sociale des acquéreurs de biens. Les ménages modestes achètent moins en raison de la crise, mais les ménages aisés sont surreprésentés, ce qui tendrait à « renforcer mécaniquement le déplacement de la courbe des prix vers le haut », écrivent les auteurs de l’étude. Les tensions sur les prix ne se relâchent donc pas.

Les métropoles incarnent la tendance à la hausse des prix

Les grandes villes sont largement épargnées par la crise et les métropoles incarnent parfaitement cette tendance à la hausse. Les prix n’ont reculé que de 5% dans les villes de plus de 100 000 habitants. Cependant, la hausse des prix dépasse les 10% à Mulhouse, Montreuil ou encore Villeurbanne, et même à Metz où le prix du mètre carré est en hausse de 12,4% sur l’année. Ceux des maisons augmentent aussi, notamment aux alentours de Brest, Grenoble, Rennes ou de Strasbourg. D’après le baromètre LPI-SeLoger, l’augmentation des prix est plus vive en raison des envies de jardin ou de terrasse, liées au confinement. Les Français ont envie d’espace.

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Le nombre de compromis de vente a chuté de près de 48% sur trois mois

Pourtant, le marché de l’immobilier était quasi paralysé à la fin du mois d’avril. Le nombre de compromis de vente a chuté de 47,9% sur trois mois selon LPI-SeLoger. Cependant, la tendance est à la reprise. Et les marges de négociation tendent à se stabiliser pour s’établir à 3,7% en moyenne du prix de vente affiché. Un statu quo expliqué par l’attitude d’une partie des propriétaires-vendeurs qui, selon Michel Mouillart, « préfèrent retirer leurs biens du marché en attendant la reprise plutôt que de réviser leurs ambitions à la baisse ».

Les premières données officielles sont attendues les 28 et 29 mai

Jeudi 28 et vendredi 29 mai, les premières données officielles du marché immobilier pendant la crise sont attendus. Les notaires communiqueront d’abord leurs chiffres, établis avec l’Insee, sur le nombre de ventes de logements anciens en France et l’évolution de leurs prix au premier trimestre, selon Sud-Ouest. Puis le ministère du Logement donnera les prix du neuf et détaillera combien de maisons et d’immeubles ont obtenu un permis de construire entre février et avril, et combien sont en cours de construction.

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