Automobile: Renault va supprimer 15 000 emplois dans le monde

Le plan de restructuration du constructeur automobile français prévoit la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 dans l’Hexagone.

Les « ajustements d’effectifs » seront basés sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires. Crédit: iStock.

50% de cadres et d’ingénieurs et autant d’ouvriers. Renault a confirmé, ce vendredi 29 mai la suppression de 4 600 emplois en France et de 10 400 autres dans le monde, dans le cadre d’un plan de restructuration. Celui-ci vise à réduire les coûts fixes de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, afin de restaurer la compétitivité du groupe et d’assurer son développement sur le long terme dans le cadre de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, explique un communiqué.

« Les difficultés rencontrées par le groupe, la crise majeure à laquelle est confrontée l’industrie automobile et les urgences liées à la transition écologique, sont autant d’impératifs qui conduisent l’entreprise à accélérer sa transformation », est-il écrit. Parallèlement aux « ajustements d’effectifs nécessaires pour permettre un retour à une croissance rentable et durable », basés sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires, le groupe entend créer des pôles d’activités stratégiques.

Réduction de capacité de production 

Basés en France et dédiés aux véhicules électriques, aux véhicules utilitaires, à l’économie circulaire ou encore à l’innovation à forte valeur ajoutée, ils « constitueraient le cœur de la reconquête du groupe ». Celui-ci prévoit également une réduction de capacité de production de 4 à 3,3 millions de véhicules.

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« Dans un contexte fait d’incertitudes et de complexité, ce projet est vital pour garantir une performance solide et durable, avec comme priorité la satisfaction de nos clients. En tirant parti de nos nombreux atouts comme le véhicule électrique, en capitalisant sur les ressources et technologies du Groupe Renault et de l’Alliance, en réduisant la complexité de développement et de production de nos véhicules, nous voulons générer des économies d’échelle dans le but de rétablir notre rentabilité globale et d’assurer notre développement en France et à l’international. Ce projet doit permettre à terme d’envisager l’avenir avec confiance », commente Clotilde Delbos, directeur général de Renault par intérim.

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