Le marché parisien est resté insensible aux bons chiffres sur l’activité

Les investisseurs semblent attendre la publication des résultats semestriels, et font preuve d’attentisme. D’autant que la pandémie progresse toujours dans le monde. Le CAC 40 a cédé 0,18% après avoir fait une nouvelle fois le yo-yo en cours de séance. 

Aux Etats-Unis, l’activité du secteur manufacturier s’est nettement redressée en juin et est de nouveau en expansion. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris a continué d’évoluer sans véritable direction. L’indice CAC 40 a fini par céder 0,18%, à 4.926,94 points. Les bons résultats des créations d’emplois privés aux Etats-Unis ne sont pas parvenus à soutenir la tendance jusqu’à la fin de la séance.

« L’information principale du jour, c’est la surprise des créations d’emplois aux Etats-Unis » analyse Waldemar Brun-Theremin, gérant de Turgot Asset Management.

Certes, les créations d’emplois en juin ont été inférieures aux prévisions des analystes. Mais celles de mai ont été nettement révisées, passant de 2,7 millions d’emplois détruits à 3,06 millions d’emplois créés.

Le secteur des services tire vers le haut ces chiffres, notamment les restaurants et le tourisme. « C’est encourageant car une partie des emplois détruits », près de 20 millions au total au pic de la crise, « est recréée », ajoute M. Brun-Theremin.

Depuis les sorties de confinement, « les surprises économiques à la lecture des statistiques traditionnelles et, surtout, des analyses instantanées, sont positives », note pour sa part Hubert Tassin, analyste chez Gaspal Gestion.

Toutefois, cet élan reste fragile. « Beaucoup des PME américaines restent en grande difficulté et le programme d’aide de la Fed a pris fin le 30 juin. 70% des petites entreprises y ont eu recours », développe M. Brun-Theremin.

Du côté des grandes entreprises, les plans de licenciements se multiplient en conséquence de la crise, ce qui peut « peser sur la consommation », le moteur principal de la croissance en Europe et aux Etats-Unis, « à moyen terme ».

La reprise est aussi sous la menace de l’expansion du Covid 19 dans le sud des Etats-Unis. La barre du millier de morts en un jour sur l’ensemble du territoire américain a été franchie mardi, pour la première fois depuis le 10 juin.

Des facteurs d’instabilité demeurent

D’autres facteurs d’instabilité continuent de peser sur le marché, notamment les tensions géopolitiques. A Hong Kong, la police a procédé mercredi à des premières arrestations en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, une loi fortement critiquée par les Etats-Unis et les pays d’Europe. En Europe, les négociations autour du Brexit se poursuivent mais la chancelière allemande Angela Merkel a appelé l’Union européenne à se préparer à un éventuel « no-deal » sur la future relation commerciale avec le Royaume-Uni.

Deuxième indicateur positif du jour aux Etats-Unis, l’activité du secteur manufacturier s’est nettement redressée en juin et est de nouveau en expansion, à 52,6% selon l’indice ISM.

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Sur le plan des valeurs, le groupe de paiements électroniques Worldline a dépassé son plus haut historique, qui datait de février, en gagnant 0,88% à 77,76 euros.
Airbus a progressé de 1,05%, au lendemain de la présentation par le groupe d’un vaste plan de restructuration qui prévoit la suppression de 15.000 postes dans le monde, soit 11% de ses effectifs, d’ici à l’été 2021.

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