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Etudiants: une rentrée 2020/2021 plus chère selon la Fage

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Des jeunes plus pauvres et une rentrée dans l’enseignement supérieur plus onéreuse. Tel est la triste conclusion à laquelle aboutit du 18e baromètre de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), publié le lundi 17 août. Cette année, la fédération évalue à 2 361 euros le coût moyen de la rentrée 2020 pour un étudiant âgé de 20 ans, inscrit en licence, non boursier et ne logeant pas chez ses parents. En 2019, le coût était moindre de 76 euros. De manière plus ciblée, un étudiant en Ile-de-France déboursera en moyenne 2 545,82 euros lors de sa rentrée, tandis qu’un étudiant en région dépensera en moyenne 2 283,95 euros.

Cette évolution s’explique notamment par une progression moyenne des dépenses liées aux frais de rentrée (+1,52%) et de la vie courante (5,13%), par rapport à l’an dernier. En région, elle atteint 3%. Et cela malgré des frais universitaires stables. De la même manière, le prix d’un repas au resto U (3,30 euros) n’évolue pas. Il passe même à 1 euro pour les quelque 780 000 boursiers.

Une hausse sans précédent du prix des mutuelles

Dans le détail, le baromètre explique en grande partie le bond des frais de la vie courante par la crise sanitaire estime la Fage. Sans les achats de masques et autres gels hydroalcooliques, cette progression aurait été limitée à 2,33%. Mais l’augmentation nette du coût des transports et celle de la téléphonie participent également à hausse des frais de la vie courante.

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Quant aux complémentaires santé, elles enregistrent une hausse sans précédent de 3,9% au niveau national. Et cela alors que l’état de santé de la population étudiante et plus globalement celle des jeunes est plus que préoccupante, souligne le baromètre. « 35% d’entre eux ont renoncé à des soins pendant celle-ci [la crise], chiffre qui fait écho au fait que 42% d’entre eux rencontrent des difficultés à payer les actes médicaux ou les médicaments », est-il écrit. Mise en lumière par la crise sanitaire, les difficultés rencontrées par les jeunes ne sont pourtant pas neuves rappelle la Fage. Mais avec le coronavirus, les écarts se creusent encore plus vite.