H2O : l’assurance vie n’est pas épargnée

Des épargnants ayant investi via leur assurance vie dans les fonds d’investissement de la filiale de Natixis IM, qui connaît d’importants déboires du fait d’actifs illiquides, sont pris dans l’étau.

L'affaire H2O rejaillit sur l'assurance vie. Crédit: iStock.

L’affaire H20 rejaillit sur l’assurance vie. Les épargnants qui ont souscrit via leur contrat dans les fonds d’investissement de la filiale de Natixis IM, aujourd’hui dans la tourmente, se retrouvent eux aussi aujourd’hui coincés. En effet, d’après Les Echos, après qu’H2O a été contraint de suspendre huit de ses fonds à la fin du mois d’août, « des assureurs ont prévenu leurs clients qu’ils ne pourraient pas faire d’opérations sur les véhicules concernés le temps de cette suspension, qui doit durer jusqu’à début octobre ». Plus de 10 milliards d’euros d’encours seraient ainsi aujourd’hui gelés.

Ainsi chez Generali, les opérations sur les supports concernés reprendront « dès lors qu’une valeur de part nous sera communiquée ». Mais les choses sont délicates ailleurs aussi pour d’autres : « Aujourd’hui, il est difficile de faire un rachat sur un contrat d’assurance-vie qui contient du H2O, même si vous pouvez faire des arbitrages entre des fonds qui ne sont pas concernés par les suspensions », explique au quotidien Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.

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Interrogations sur la valeur des fonds

Si de son côté, H2O, dit ne pas avoir de visibilité complète sur les clients finaux de ses fonds, des interrogations demeurent quant à la valeur des fonds gelés, et la poche illiquide de la filiale de Natixis, qui représente jusqu’à 30 % des actifs selon les fonds. Reste que tous les épargnants ne sont pas exposés au même degré de risque : si certains ont investi 10 % seulement de leur patrimoine dans des fonds H2O, d’autres ont pu avoir misé bien davantage.

Reste que ces fonds étaient prisés des conseillers en gestion de patrimoine, lesquels les ont largement distribués, notamment du fait des performances alléchantes qu’ils avaient enregistré avant la crise. Pour l’heure, certains des assureurs concernés se réfugient derrière des dispositions protectrices de la loi Sapin 2. Mais les épargnants affectés pourraient être tentés, après la reprise des cotations, de se retourner derrière leur assureur.

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