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Le HCSF maintient la pression sur le crédit immobilier

Jugeant que le marché immobilier et la production de crédit immobilier se sont redressés au cours des derniers mois, le Haut conseil de stabilité financière rappelle sa recommandation de limiter les prêts trop longs et le taux d'endettement des emprunteurs.

taux d’intérêt crédit

Réuni ce jeudi 17 septembre afin d’examiner les risques et des vulnérabilités affectant le secteur financier français, en pleine pandémie de Covid-19, le Haut conseil de stabilité financière (HSCF) fait le point sur le crédit immobilier. Constatant que « le marché immobilier et la production de crédit immobilier se sont redressés au cours des derniers mois après la baisse mécanique enregistrée pendant le confinement », l’autorité « note que les taux sur les crédits immobiliers restent à un niveau proche de leurs plus bas historiques ».

A cette occasion, le HCSF « rappelle sa recommandation du 20 décembre décembre dernier, relative aux évolutions du marché 2019-immobilier résidentiel en France en matière d’octroi de crédit ». Celle-ci demandait en substance aux banques de ne pas octroyer de prêts supérieurs à 25 ans, et de ne pas accepter de dossiers dans lesquels les remboursements représentent plus d’un tiers du revenu du ménage.

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Même son de cloche en juin dernier

En juin dernier, malgré les demandes des acteurs du crédit qui jugeaient ces conditions trop strictes et alors que le marché était à l’arrêt, l’autorité avait déjà réitéré sa recommandation, pour « prévenir les risques pour les ménages, les banques et la stabilité financière ». Le HCSF avait alors expliqué continuer à suivre « attentivement » l’évolution du marché immobilier, en fonction de la conjoncture économique.

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) recevra dans les semaines qui viennent les premières déclarations des établissements de crédit sur la mise en œuvre de la recommandation, « ce qui permettra au Haut Conseil de disposer d’un suivi détaillé et de faire une première analyse de l’impact de la recommandation à la fin de l’année ».

Plus globalement, le HCSF juge que les risques pour la stabilité financière se situent toujours « à un niveau élevé, en raison de l’impact durable de la crise sur le bilan de acteurs financiers et non financiers ».