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Les niveaux d’épargne sont importants, mais les montants placés baissent

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Quelles sont les pratiques des épargnants durant la crise sanitaire ? Leur épargne, subie avec la crise et plutôt localisée sur les livrets, se situe toujours à de hauts niveaux, même s’ils sont moins élevés que l’année dernière. C’est ce qui ressort d’un sondage un Ifop pour Altaprofits, réalisé auprès de 2401 personnes de 18 ans et plus du 18 au 24 août 2020.

Ainsi, 83% des Français détiennent au moins un produit d’épargne, contre 89% en 2019. Ceux qui mettent de côté alimentant régulièrement leur épargne : 44% le font au moins une fois par mois, et les trois quarts (74%) d’entre eux au moins une fois tous les six mois.

Moins d’épargne

Mais le montant moyen épargné a tendance à baisser : il est de 39.870 euros, contre 44.217 euros l’an dernier. Une moyenne qui cache une « importante hétérogénéité ». En effet, parmi les Français se prononçant, 42% déclarent en effet posséder moins de 5.000 euros (dont 22% moins de 1.000 euros) tandis que 12% déclarent détenir plus de 80.000 euros en produits d’épargne. « On savait que les Français étaient multi-bancarisés – ils ont deux, voire trois banques -, on retrouve cela aussi dans leurs produits d’épargne », indique Stellane Cohen, directrice Générale d’Altaprofits.

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Faire face aux imprévus

Principal motif pour l’épargne : la précaution, pour un Français sur deux. 70% d’entre eux veulent d’abord faire face aux imprévus, tandis que 50% placent en vue de la réalisation d’un projet. A long terme comme un achat immobilier (34%), ou à court terme, pour une voiture par exemple (22%). Par ailleurs, les épargnants continuent à privilégier des produits jugés sans risques, pour 79% d’entre eux, une part stable d’un an sur l’autre.

S’ils savent pourquoi ils mettent de l’argent de côté, les épargnants ont une vision plus floue de leurs vieux jours. L’enquête, qui s’est aussi penchée sur l’appréhension de la retraite par les Français, montre que 66% d’entre eux ne comprennent pas le nouveau système de retraite. Une proportion plus faible, bien qu’importante (40%), ne sait pas vers quel interlocuteur se tourner pour répondre à leurs questions, ou demander des conseils sur la préparation de leur retraite. Et 35% des personnes interrogées comptent sur leurs propres moyens pour chercher de l’information. La banque de l’épargnant n’arrive elle que loin derrière, avec 23% mais largement devant les intermédiaires en ligne comme un courtier ou conseiller fiscal (cité par 6%) ou un autre interlocuteur, pour 4% d’entre eux. Les prochaines conférences sur l’épargne de l’AMF et l’ACPR arrivent donc à point nommé.