Assurance vie : les taux faibles de certains contrats font perdre de l’argent aux épargnants

L’association de consommateurs CLCV pointe du doigt les mauvaises pratiques des assureurs qui n’assurent pas une rémunération suffisante des contrats d’assurance-vie.

La rémunération de plusieurs contrats ne dépasse pas l'inflation. Crédit: Istrock

C’est pourtant le placement préféré des Français mais il ne rapporte pas autant qu’espéré. Dans une étude de l’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), relayée par Le Parisien, la rémunération des fonds en euros, les placements assurance vie les plus sécurisés et les plus répandus, est trop faible.

D’après François Carlier, le délégué général de la CLCV, « l’année 2018 devrait être marquée par une baisse des rendements, avec un taux moyen aux alentours de 1,7% », ce qui est insuffisant pour gagner de l’argent, puisque l’inflation moyenne était de 1,8% l’année dernière. L’association a analysé les contrats dépassant 10 milliards d’euros d’encours, comme GMO (La Banque postale), LCL Vie ou encore Nuances Plus (Caisse d’épargne).

Des rémunérations qui ne cessent de s’effriter

Les pertes sont accentuées par les prélèvements sociaux, selon François Carlier, qui ajoute dans Le Parisien : «  pour maintenir le pouvoir d’achat de l’épargne après prélèvements sociaux (17,2%) en 2018, il fallait afficher une rendement d’environ 2,18% ».

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Avec la baisse généralisée des taux dans l’économie, liée à l’intervention ces dernières années des grandes banques centrales mondiales, les placements n’ont cessé de voir leurs rémunérations baisser. « Il fallait faire un effort sur le rendement et ils (les assureurs, ndlr) ne font pas cet effort-là », a déclaré sur RTL François Carlier.

Un dispositif pour compenser les taux bas

Les assureurs disposent d’une sorte de réserve, la participation aux excédents (PPE) ou provision pour participation aux bénéfices (PPB), où est versée une partie des profits annuels des fonds en euros. Destinée à améliorer la rémunération des contrats lorsque les taux sont bas, cette réserve représente 50 milliards d’euros aujourd’hui. « On se demande ce qu’ils vont faire de cet argent. C’est une vraie interrogation et on va se retourner vers les professionnels et les autorités de tutelles pour mettre ça au clair », tonne François Carlier.

En 2018, les 54 millions de contrats d’assurance vie français représentaient en tout 1 700 milliards d’euros.

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