Assurance vie: le point sur ces contrats qui donnent accès aux infrastructures

Après l’immobilier ou le capital investissement, l’offre tournée vers les infrastructures se développe. Mais celle-ci a des subtilités à ne pas négliger avant de se lancer

De nouvelles offres voient le jour en assurance-vie. Crédit: iStock.

Dans un contexte de performances des fonds euros au plancher, les nouvelles offres se multiplient afin de tenter de permettre à l’assurance vie de se maintenir à flot. Et ce, alors que les rendements servis sont à peine supérieurs au Livret A, avoisinant 1 % cette année selon l’analyse de Facts & Figures. Après l’engouement pour l’immobilier – via les SCPI et les OPCI – ou encore le capital investissement, l’une des dernières innovations notables en la matière est l’accès aux infrastructures.

Des compagnies comme Allianz, Amundi, Generali, Société générale et dernièrement AXA s’y sont mises, avec quelques spécificités : minimum de souscription, fonds que l’on retrouve dans la poche en unités de compte (UC) ou dans le fonds en euros lui-même, pour Sécurité Infra Euro d’Oradéa Vie, accessible à travers son contrat star Sécurité Target Euro… les modalités sont variables.  

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Pourquoi se tourner vers ce type d’investissement, jusqu’alors réservé aux institutionnels ? Au-delà de la volonté de participer à orienter l’épargne vers le financement de l’économie réelle, argument de poids des assureurs qui devrait, il est vrai trouver écho en cette période de crise sanitaire et économique, toute possibilité de diversifier est communément considérée comme une bonne chose. De fait, la thématique des infrastructures est large : elle permet par exemple d’investir dans l’environnement, l’éducation, la santé, les transports ou les télécommunications. Des domaines variés, susceptibles de « parler » davantage à des épargnants parfois perdus dans la jungle des placements.

Un investissement non exempt de risques et à penser au long terme

Il n’en demeure pas moins que l’ouverture à ce type d’actif n’est pas totale, les modalités diffèrent selon les contrats. Par exemple Sécurité Infra Euro, d’Oradéa Vie (Société générale), n’est accessible qu’à hauteur de 30 % maximum du versement, et à condition de placer 40 % minimum en UC. Pour autant, le marché semble ouvert : AXA Avenir Infrastructure, qui sera disponible à la rentrée, est accessible sans minimum spécifique de souscription, et ce en gestion libre ou en gestion pilotée, précise le groupe.

Attention, cet investissement qui est réputé offrir du rendement sur la durée, demeure risqué du fait du niveau de dette associé à ces projets. Il doit également être pensé au long, voire très long terme, précisent d’emblée les assureurs et les distributeurs. Au-delà de la traditionnelle durée de 8 à 10 ans d’un contrat d’assurance vie. Il serait donc hasardeux d’espérer de gros gains dans un laps de temps trop court.

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