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Rachat d’Aviva France : les attentes de l’Afer

L’Afer a indiqué que le groupe mutualiste Aéma, repreneur d’Aviva France,  est « celui qui répondait le mieux aux attentes exprimées par l’Afer pour préserver l’intérêt de ses 760 000 adhérents ».

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Gérard Bekerman, président de l’Afer. @SIPA AFER

Le Président de l’Afer, Gérard Bekerman, a fait part ce jeudi 27 mai de la position de l’association au sujet de la vente d’Aviva France a Aéma. Dans le même temps, le groupe, né du rapprochement des assureurs mutualistes Macif et Aésio, a annoncé avoir signé le contrat pour le rachat de la branche française de l’assureur britannique. Et ce pour un prix de 3,2 milliards d’euros, la vente devant aboutir d’ici fin 2021.

Aéma n’est autre que « le choix de l’association, le groupe mutualiste étant celui qui répondait le mieux aux attentes exprimées par l’Afer pour préserver l’intérêt de ses 760 000 adhérents », a assuré l’association d’épargnants. Outre le mutualiste, un consortium formé par l’assureur allemand Allianz et l’assureur vie installé aux Bermudes Athora Holding, filiale du fonds d’investissement américain Apollo, le fonds d’investissement français Eurazeo , ainsi que l’italien Generali avaient fait part de leur intérêt pour Aviva France.

Une Assemblée générale « souveraine »

Dotée d’un « droit de consultation » sur la vente d’Aviva France, l’Afer dit avoir formulé aux candidats repreneurs quatre attentes : « le respect du paritarisme, des garanties sur la performance du fonds général, assorties d’une diversification des gérants, pour que le contrat Afer reste parmi les plus sûrs et les meilleurs du marché, la résolution, dès que possible, du vieux contentieux des cours connus qui pèse sur l’assureur, et la mise en place de moyens adaptés permettant aux adhérents de devenir les véritables acteurs de leur association ».

L’association conservera un pouvoir de décision, a indiqué en substance Gérard Bekerman. « Aéma décide ce qui est bon pour le client. Afer décide ce qui est bon pour l’adhérent : en dernier ressort, son Assemblée générale est souveraine. Concentrons notre énergie pour être positif et aller de l’avant, dans un intérêt partagé au bénéfice des clients, des sociétaires, des adhérents ». Et l’homme fort de l’association de déclarer que « l’Afer est – et restera – une institution libre et indépendante, au service des épargnants ».

Acteur de référence du marché français de l’assurance

De son côté, Aéma a indiqué vouloir « devenir un acteur de référence du marché de l’assurance en France ». En rachetant la filiale française de l’assureur britannique Aviva, Aéma ambitionne de devenir le deuxième plus grand groupe mutualiste de France, après Covéa (MAAF, MMA, GMF).

La réalisation de cette acquisition reste soumise au feu vert des autorités de contrôle compétentes. Sur ce point, Aéma « a fait connaître son intention de faire évoluer la direction générale d’Aviva France à l’issue de la réalisation de l’opération; à cette date, il serait proposé au conseil d’administration d’Aviva France le remplacement » de son dirigeant actuel, Patrick Dixneuf. C’est un ex-directeur général d’Aviva France, Philippe Sorret, qui prendrait le relais.