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Les assurances vie moins « vertes » qu’elles le prétendent

L’AMF et l’ACPR ont pointé, dans leur rapport annuel, le « greenwashing » pratiqué dans le domaine des assurances vie, préconisant de nouvelles règles.

assurances vie
Crédit: iStock.

Pour séduire épargnants et investisseurs, le respect de l’environnement est de plus en plus mis en avant. Les produits financiers « verts » se multiplient, notamment chez les acteurs de l’assurance vie. Mais, selon le rapport annuel « Pôle commun » de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans de trop nombreux cas, cela relèverait souvent de « l’écoblanchiment » ou « greenwashing ». Une pratique consistant à appliquer un vernis écologique à des biens ou services qui ne sont en réalité pas particulièrement respectueux de l’environnement.

Etudier les détails des assurances vie

« Un groupe de travail a été créé au printemps 2021 dans l’objectif de partager les constats sur les pratiques de marché et de faire converger la doctrine des deux autorités sur les communications promotionnelles mettant en avant des arguments ‘verts’ », a rappelé l’AMF lors de la présentation de ce rapport mardi 14 juin. Depuis 2020, la loi « Pacte » impose à chaque produit d’assurance vie de présenter au moins une unité de compte investissement socialement responsable (ISR), solidaire ou verte. « En 2021, les résultats de notre enquête de marché nous ont gênés. Dans de trop nombreux cas, les assurances vie usent de façon démesurée de l’idée du développement durable pour se vendre sans que cela soit justifié », a déclaré Grégoire Vuarlot, directeur du contrôle des pratiques commerciales à l’ACPR, cité par Les Echos.

Un projet de recommandations est donc à l’étude pour mettre fin à ces pratiques. Une tâche ardue puisqu’il faudra s’intéresser aux unités de comptes et aux sous-jacents des assurances vie pour définir si elles sont « durables ». L’ACPR n’a d’ailleurs pas souhaité s’imposer de date butoir pour la mise en place de ces nouvelles directives. Une première mesure pourrait être d’interdire les messages à caractère général qui ne sont pas représentatifs des produits.