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Assurance vie : quand la « finance durable » gagne du terrain

Selon la Fédération française de l’assurance, le stock géré sur les unités de compte à caractère socialement responsable est passé de 6,2 milliards d’euros à la fin de 2018 à 25 milliards à la fin de 2019. Une forte croissance, mais qui reste marginale au regard des 391 milliards d’euros que représentent les unités de compte dans l’assurance vie.

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Crédit: iStock.

Difficile d’y échapper. Les solutions de gestion dite responsable se répandent à grande vitesse dans les contrats d’assurance vie. A la demande des épargnants de plus en plus attentifs depuis la crise du Covid-19 et en quête de sens pour leurs placements. Mais aussi dans l’intérêt des assureurs. Les faits, d’abord. Depuis le début de l’année 2020, c’est obligatoire, tout multisupport doit intégrer au moins une unité de compte (UC) ayant un label à caractère ISR (investissement socialement responsable), solidaire ou climat.

A partir de 2022, l’obligation sera portée à trois fonds au minimum. Les chiffres, maintenant. Selon la Fédération française de l’assurance (FFA), le stock géré sur ce type d’UC est passé de 6,2 milliards d’euros à la fin de 2018 à 25 milliards à la fin de 2019. Une croissance explosive, marginale toutefois au regard des 391 milliards d’euros que représentent les unités de compte dans l’assurance vie.

Offre commerciale en plein boom

L’offre commerciale est, elle, en plein ébullition. Tous les nouveaux contrats axent leur marketing sur ce terrain, notamment via les options de gestion pilotée. Ainsi, la dernière formule de gestion pilotée de la MIF intègre 80 % de fonds labellisés. Le contrat de Cashbee, lui, aux mains de Generali, propose uniquement une gestion pilotée responsable. Intéressant, bien sûr, sauf que ces solutions induisent des hausses de frais de 0,20 à 0,50 % par an ! Pas toujours, il est vrai, à l’instar de Boursorama Banque, qui
a incorporé trois mandats ISR sans hausse tarifaire, ou de la Maif, dont le contrat se veut responsable à frais contenus.

Sur le principe, l’évolution est positive. L’assurance vie est une enveloppe à épargne longue, donc adaptée aux enjeux liés à l’environnement et aux critères d’économie sociale et solidaire. Encore faut-il rappeler aux épargnants que le capital placé dans une unité de compte, ISR ou pas, n’est pas garanti contre la baisse.