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Assurance vie : à l’Afer, le rendement du fonds euros reste stable sur un an !

L’association d’épargnants n’a pas fait bouger la rémunération de son fonds en euros et en profite pour doper ses réserves.

L’Afer laisse le taux de son fonds euros inchangé en 2021. @Afer

1,70%. C’est le taux, net de frais de gestion et brut de fiscalité, du fonds garanti en euros de l’Afer en 2021, qui a été communiqué à la presse ce jeudi 13 janvier. Une performance en-deçà de celle annoncée par le Gaipare, autre groupement d’épargnants qui a servi 1,80% (-0,15 point sur un an), mais qui est identique à celle de l’année précédente, s’est félicité l’Afer.

L’année passée aura été plutôt bonne pour la première association d’épargnants française, qui regroupe plus de 750.000 clients et gère 56 milliards d’euros d’encours. Celle-ci fait en effet part d’une réserve globale de participation pour bénéfices (PPB) en « hausse spectaculaire » de près de 50 %, s’établissant désormais à 401 millions d’euros (269 millions en 2020). « Nous nous félicitons de cette tendance, selon Gérard Bekerman, le président de l’Afer, car elle sécurise les taux futurs, renforce la solidité de notre partenaire assureur et permet une gestion plus active au bénéfice de nos entreprises ».

Par ailleurs côté unités de compte, l’Afer annonce que quasi toutes celles qu’elle propose (plus d’une vingtaine) ont eu une performance positive en 2021. Cependant, son contrat eurocroissance enregistre une performance négative : -0,14%, même s’il reste intéressant sur 5 ans (+5,02%).

Cession d’Aviva

Le patron de l’Afer a également fait le point sur la cession de son partenaire historique Aviva France, devenu Abeille Assurances à Aéma (groupe Macif) : « l’association a trouvé le bon partenaire pour renouer avec le dynamisme qui a fait son succès », a déclaré Gérard Bekerman. Selon lui, « Aéma est une institution puissante, qui a des valeurs, et avec laquelle l’Afer partage une même fibre associative et mutualiste ».  

Le groupement d’épargnants dit enfin veiller aux récentes annonces concernant une éventuelle réforme du régime successoral. En ce sens, il annonce « poursuivre avec détermination son combat face aux soubresauts des temps modernes ».