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Assurance vie : « le fonds croissance a sa place dans une allocation d’actifs »

Le spécialiste de l’épargne en ligne Altaprofits a décidé de proposer la nouvelle mouture du fonds euro-croissance dans son contrat Altaprofits Vie. Explications de Stellane Cohen, sa présidente.

Stellane Cohen présidente d’Altaprofits. Copyright : Sébastien d’Halloy

Les fonds en euros des contrats d’assurance vie ont pratiquement tous annoncé leur rendement pour 2021, quels enseignements en tirez-vous ?

Stellane Cohen : Le rendement des fonds en euros continue d’être scruté de près par les investisseurs particuliers. Mais avec en moyenne un taux servi autour de 1,10% pour 2021, force est de constater qu’ils ne rapportent plus rien au regard notamment de l’inflation. Les épargnants y sont encore attachés pour ses qualités intrinsèques : garantie du capital, liquidité à tout moment, et rendement sécurisé chaque année !

Mais ceux qui conservent uniquement du fonds en euros dans leur contrat d’assurance vie se privent aujourd’hui d’opportunités de diversification et surtout de rendement supplémentaire. Ce n’est pas la majorité des épargnants. Les mentalités sont même en train de changer. On le voit bien avec la forte progression de la collecte sur les unités de comptes ou l’essor de la gestion pilotée. Il existe aussi une autre option de diversification pour les épargnants : le fonds euro-croissance (appelé désormais fonds croissance dans sa nouvelle version).

En quoi un fonds euro-croissance peut-il être intéressant ?

S. C. : Issus d’une préconisation d’un rapport des députés Berger-Lefebvre en 2013, les fonds euro-croissance sont des produits à mi-chemin entre le fonds en euros et les unités de compte. Le fonds en euros investit majoritairement dans des obligations de bonne qualité. Le fonds euro-croissance dispose, quant à lui, de plus de marge de manœuvre pour doper ses performances. Il intègre davantage d’actions, du private equity, ou encore d’immobilier dans son portefeuille. A l’époque, quelques assureurs en ont proposé. Les épargnants qui ont investi dans ces premiers fonds n’ont d’ailleurs pas eu à se plaindre des performances. Mais ces produits étaient complexes à mettre en œuvre et impossible à comparer entre eux.

La Loi Pacte de 2019 a simplifié leur fonctionnement pour les rendre plus lisible pour les épargnants. La nouvelle version permet donc de dévoiler chaque année un taux de rendement moyen. Le fonds croissance a désormais toute sa place dans une allocation d’actifs. Il faut pour cela accepter d’avoir un horizon de temps plus long. La garantie en capital n’est en effet accessible qu’à partir de huit ans.

Quels conseils feriez-vous à un épargnant intéressé ?

S. C. : Même pendant la période où le capital n’est pas garanti, le fonds croissance permet toujours une liquidité à tout moment à sa valeur de marché. Nous conseillons d’ailleurs à nos clients d’opter pour une durée la plus longue possible (entre 8 et 30 ans). Cela permet d’optimiser les performances compte tenu de l’environnement actuel.

Altaprofits va en effet offrir, dans son contrat Altaprofits Vie, le fonds Générations croissance durable, un fonds croissance développé par Generali. Ce dernier supportera les mêmes frais de gestion annuels que le fonds en euros (0,75%). Mais il visera une performance de 3 à 4% par an. Grâce à des mécanismes de provisionnements, nous espérons offrir également une certaine stabilité du rendement année après année.