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Assurance vie : les unités de compte sont trop chères

L’ACPR fera une recommandation aux assureurs en 2023, si ces derniers maintiennent des tarifs trop élevés et opaques pour les unités de compte qu’ils commercialisent dans leurs contrats.

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Peut encore mieux faire sur les tarifs de l’assurance vie. Constatant que les tarifs proposés restent encore trop élevés, la Banque de France a tapé du poing sur la table lundi. « Sous réserve d’avancées rapides de la profession, que nous continuons à souhaiter, nous prendrons donc si nécessaire une recommandation de l’ACPR d’ici à la mi-2023 », a indiqué lundi François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France cité par Les Echos à l’occasion d’une journée de conférences de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Et ce sont les unités de compte (UC), qui représentent 39% de la collecte brute cette année en assurance vie, qui sont principalement dans le collimateur du superviseur. Plus risquées mais aussi plus chères que les fonds en euros, elles affichent des frais pouvant s’échelonner entre 0,20 % et 3,50 % par an, selon le site Good Value for Money. Des coûts qui s’additionnent aux frais d’entrée et de gestion, pilotée ou sous mandat.

Exit les UC trop chères ?

Jean-Paul Faugère, vice-président de l’ACPR, n’exclut pas que certaines certaines UC, trop chères, cessent d’être commercialisées, poursuivent nos confrères. Le superviseur fera une recommandation en ce sens aux assureurs l’an prochain, si ces derniers ne proposent pas d’amélioration notable de leurs pratiques. France Assureurs travaille déjà sur le sujet et doit collaborer avec les deux autres fédérations professionnelles : la Mutualité française et le Centre technique des institutions de prévoyance. L’ACPR souhaite que chaque assureur publie les tarifs de chaque contrat et de chaque UC, ainsi que les données moyennes de l’ensemble du marché « selon des catégories à définir », telles que « le niveau des risques ou la nature des UC ».

La mise à disposition d’un tableau des frais est déjà effective depuis cet été, mais il s’agit d’aller plus loin que cette obligation. D’autant que cette année, beaucoup d’UC sont attendues à la baisse, subissant la volatilité des marchés en raison de la guerre en Ukraine, de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt.