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Assurance vie : cette réforme dont les Français ne veulent pas

La réforme de l’assurance vie est loins de faire l’unanimité. Pour rappel, elle est détenue par 18 millions de Français, pour 38 millions de bénéficiaires.

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Crédit : iStock.

Près des deux-tiers (63%) des Français sont opposés à une réforme de la fiscalité de l’assurance vie liée à la succession, selon une enquête Opinionway pour France Assureurs. En outre, 67 % d’entre eux trouveraient injuste que la transmission de patrimoine des parents à leurs enfants soit soumise aux droits de succession.

D’autant que l’assurance vie n’est pas qu’une solution patrimoniale pour épargner, elle permet également le financement d’actions sociétales et caritatives. En effet, soulignent les assureurs, 24 % des libéralités des Français proviennent de produits d’assurance vie. Le financement de l’économie réelle n’est pas en reste. « Les encours sont investis à 61 % dans les entreprises et à 29 % dans les États, d’après la fédération. Fin 2020, les investissements dans les PME/ETI atteignaient 86 milliards d’euros. Soit une augmentation de 13 % par an en moyenne depuis 2015. Dans l’économie nationale, on compte 53 % des investissements de l’assurance vie ».

Renforcer l’action de l’assurance vie en faveur de l’économie

C’est précisément ce rôle en faveur de l’économie que l’ex-Fédération française de l’assurance (FFA) veut « renforcer », via une batterie de propositions. En premier lieu, il s’agit d’indexer la condition d’âge sur l’espérance de vie et les abattements sur le coût de la vie, paramètres qui « n’ont pas changé depuis 30 ans », d’après la fédération. Ainsi, l’âge pivot à 75 ans, contre 70 ans aujourd’hui. Mais aussi d’augmenter le montant des abattements en cas de transmission. Soit de 30.500 euros et 152.500 euros à 46.000 euros et 204.000 euros.

En outre, les assureurs souhaitent « lever les freins excessifs et atténuer la volonté du cadre réglementaire actuel », issu de la réforme Solvabilité II. En clair, permettre d’augmenter la capacité des assureurs à investir à long terme dans les entreprises. Enfin, il s’agirait de promouvoir la transparence des frais, renforcée dernièrement dans l’assurance vie et l’épargne retraite, sous l’égide Bercy.

Pour rappel, 18 millions de Français détiennent l’assurance vie pour 38 millions de bénéficiaires. Elle représente 1.876 milliards d’euros d’encours. Ces détenteurs de contrats sont en majorité des ouvriers, des employés, des agriculteurs, des professions intermédiaires ou des retraités.