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L’or retrouve son statut de valeur refuge

Le métal jaune, après des prises de bénéfices, a repris sa tendance haussière. Il pourrait retrouver son sommet de septembre 2011.

Les cours de l’or jouent aux montagnes russes depuis quelques jours. Après avoir atteint un sommet le 24 février, à la suite de la chute des places boursières, ils avaient dans la foulée subi les foudres des investisseurs pour retomber à leur niveau du début de l’année. Avant de repartir en fin de semaine vers de nouveaux records, à plus de 1.650 dollars l’once.

Une situation que Arnaud du Plessis, Gérant actions thématiques spécialisé sur l’or et les ressources naturelles chez CPR AM, avait anticipé dans une note : « La situation n’est pas sans rappeler celle observée en octobre 2008 avec la chute de Lehman, rappelait-il en préambule. Les investisseurs avaient alors soldé ce qu’ils pouvaient afin de couvrir leurs pertes par ailleurs. L’action concertée des banques centrales qui avait suivi a marqué le début d’un formidable rallye de l’or dont les cours ont bondi de plus de 1.200 dollars l’once durant les 3 années suivantes… » Et de s’interroger : « Bis Repetita ? »

Le scénario semble en effet se répéter. L’or est reparti semble-t-il pour jouer son rôle de valeur refuge. L’épidémie de coronavirus va durer encore quelques semaines, voire quelques mois, et son impact sur l’économie mondiale, même s’il est difficile aujourd’hui de l’évaluer, sera important, voire pire si elle entraîne les économies des principaux pays développés dans la récession. En conséquence, les Bourses mondiales vont rester très volatiles, et pourraient encore corriger.

Des encours sur les ETFs au plus haut

Les investisseurs vont donc se tourner vers les placements jugés les moins risqués. D’ores et déjà, les emprunts d’Etat sont très recherchés, ce qui se traduit par un repli significatif des taux souverains.

Un contexte favorable au métal jaune. Les encours sur les ETFs adossés à l’or physique se situent d’ailleurs à leur plus haut niveau (au-dessus de la barre des 2.600 tonnes).

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Pour Arnaud du Plessis, « la tendance demeure résolument haussière à moyen-terme. La cible définie à 1.700 dollars l’once reste plus que jamais d’actualité avant d’envisager une poursuite du mouvement vers 1.790/1.803 dollars l’once puis 1.921 dollars, le sommet historique de septembre 2011 ».

De son côté, la banque d’investissement Goldman Sachs anticipe un cours à 1.850 dollars l’once si l’effet du coronavirus venait à perdurer au deuxième trimestre. C’est bien parti pour être le cas.