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Coronavirus: les fonds durables ont mieux résisté à la crise

Avec la crise du Covid-19, de nombreux investisseurs ont pris le parti de renforcer leurs stratégies d’investissement durable. Bien leur en a pris, selon les résultats de plusieurs études.

Avec la crise du coronavirus, les valeurs refuges ont permis de mettre à l’abri l’argent d’investisseurs. Mais beaucoup ont également opté pour un renforcement de leur stratégie d’investissement durable. Au point que certains se demandent si la finance verte ne serait pas déjà une valeur refuge. Novethic relaie plusieurs études qui vont dans ce sens.

Celle d’Amundi, le plus grand gestionnaire d’actifs européen et filiale du Crédit Agricole, soulève clairement cette question. Elle explique notamment, qu’aux États-Unis, les investissements dans les fonds à gestion passive selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) n’ont cessé de progresser pendant la crise. Pendant ce même laps de temps, les investisseurs fuyaient les fonds traditionnels.

De meilleures performances

Dès le mois d’avril, la société multinationale américaine spécialisée dans la gestion d’actifs Black Rock faisait un constat similaire. Elle évoquait alors la tendance pour les investisseurs à vendre leurs titres en portefeuilles non durables et à racheter des supports avec des critères ESG (environnemental, social, et de qualité gouvernance). En prenant soin, dans ce dernier cas, d’opter pour des valeurs conservables dans le futur.

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Selon le gestionnaire d’actifs Morningstar, 62% des fonds ESG ont enregistré de meilleures performances que l’indice boursier MSCI world, qui agglomère les plus grandes sociétés mondiales, au mois de mars. Une résilience qui corrobore une étude menée par Novethic, en avril dernier.

Une transformation à long terme

Mais quid de l’après-crise ? L’agence de notation Moody’s est formelle : la pandémie va transformer à long terme la manière dont les investisseurs et les entreprises vont aborder le risque. Elle estime qu’ils accorderont désormais plus d’importance aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Une tendance déjà engagée avant le début de la crise.

D’après les chiffres de l’Association française de gestion, l’investissement responsable n’a cessé de progresser ces dernières années en France. A la fin de l’année 2019, il avait atteint un encours de 1861 milliards d’euros, soit une augmentation de 30% en un an.