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Placements: l’épargne de précaution partie pour durer?

Après l’épargne forcée pendant le confinement, les Français semblent avoir opté pour une épargne de précaution face à l’incertitude. Si l’assurance vie devrait rebondir en 2021, elle restera selon la BPCE en dessous de son niveau de 2019.

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Crédit: iStock.

Avec le confinement, les Français n’ont pas eu le choix. D’un côté, les dépenses ont été freinées, de l’autre, le chômage partiel a permis la préservation du pouvoir d’achat. Alors, l’épargne a progressé. Selon la Banque populaire et à la Caisse d’épargne française (BPCE), entre mars et mai 2020, les placements financiers auraient atteint près de 39 milliards d’euros supplémentaires par rapport à une période normale. Pour autant, l’assurance vie n’a pas été privilégiée par les épargnants.

Ces derniers lui ont préféré les dépôts à vue, de façon à pouvoir retirer leur argent à tout moment, puis les livrets. Avec la montée du chômage et l’incertitude sanitaire, les Français restent prudents malgré le déconfinement, note Alain Tourdjman, directeur des Etudes économiques du Groupe BPCE. S’il n’écarte pas une prise de recul face à la manière de consommer, il rappelle qu’après un choc involontaire, une certaine inertie du comportement d’épargne est courante sitôt le rebond technique de la consommation passé.

Un niveau élevé en 2021

Pour autant, si le groupe prévoit une réduction du taux d’épargne et des placements financiers en 2021, il table sur un niveau « très haut au regard du passé ». Pour l’épargne, il estime un taux de 17,4% contre 22,2% en 2020. Pour les placements, il penche pour un volume de 65,6 milliards d’euros, contre 89,4 milliards d’euros en 2020. 

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Dans ce contexte marqué par l’attentisme, l’assurance vie devrait toutefois rebondir en 2021, grâce à la remontée des produits euros et à la résistance relative des unités de compte. Mais, selon la BPCE, elle restera en dessous du niveau atteint en 2019.

 Un ajustement partiel des prix

Du côté de l’immobilier, l’attentisme est aussi de mise. « La construction, comme les ventes dans l’ancien, a subi un choc majeur avec des pertes d’activité largement irrécouvrables et un retour à la normale improbable avant 2022 », note Alain Tourdjman. Mais cette fois, contrairement à 2009, les taux d’intérêts restent bas. Aussi, le ralentissement du marché du crédit immobilier est limité. Quid des prix ? Le directeur estime qu’ils devraient s’ajuster très partiellement à la chute des volumes à l’horizon 2021.