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Placements: des investisseurs de plus en plus attentifs aux critères ESG

Avec la crise du coronavirus, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) préoccupent encore plus les investisseurs, et tout particulièrement les considérations sociales.

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En matière d’investissement, la crise sanitaire et économique a mis en évidence une nette émergence des enjeux sociaux. Selon une étude BNP Paribas Asset Management réalisée avec l’institut Greenwich Associates, les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont devenus une priorité encore plus grande pour 23% des sondés. En France, ce pourcentage atteint 42% contre à peine 3% en Allemagne.

Les critères sociaux sont particulièrement plébiscités. Depuis le début de la crise sanitaire, ils ont progressé de 20 points. Désormais considérés comme « extrêmement / très importants » par 70% des sondés, ils talonnent les facteurs environnementaux, jugés « extrêmement / très importants » par 74% (+ 11 points) des répondants. Les facteurs de gouvernance restent quant à eux en tête (76%, soit + 4 points). Cette évolution est plus visible dans l’Hexagone. Les enjeux sociaux y sont désormais considérés comme importants par 92% des investisseurs, contre 39% avant la crise.

« Emergence des considérations sociales »

« La crise du coronavirus a clairement provoqué l’émergence des considérations sociales dans les prises de décision en matière d’investissement. Leur impact critique et positif sur la création de valeur à long terme est désormais largement reconnu », commente Frédéric Janbon, PDG de BNPP AM.

Si 81% des sondés déclarent déjà utiliser les critères ESG dans tout ou partie de la gestion de leurs portefeuilles, ils sont 16% à prévoir de le faire. Il faut dire que 79% de ceux qui prennent déjà en compte les facteurs sociaux estiment qu’ils ont un impact positif sur la performance d’investissement à long terme et la gestion des risques. 

Deux points noirs

Parallèlement, ils sont 80% à se dire motivés par l’impact positif des critères ESG sur la société et l’environnement. Le fait qu’ils représentent un risque réduit est mis en avant par 58% des sondés et celui qu’ils répondent aux attentes des parties prenantes par 47%.

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Malgré l’envie d’accorder plus d’importance aux critères ESG, et tout particulièrement sociaux, l’étude met en avant deux points noirs : l’absence de mesures standardisées. Conjuguée au manque de données disponibles, elle se transforme en un véritable frein aux investissements tenant compte de critères sociaux pour 42% des sondés. Quant au manque de clarté sur ce que comprend l’investissement socialement responsable, il est pointé du doigt par 31% d’entre eux. 

Egalité homme-femme

En France, les investisseurs affirment être très attentifs à la mesure de l’égalité homme-femme. Ils sont 54% à d’ores et déjà se baser sur cet indicateur. Il s’agit du plus fort taux de la thématique sociale tous pays confondus et il pourrait encore s’accroître puisque 8% des sondés prévoient de le faire.