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Finance verte: vers une mobilisation de l’épargne pour financer la transition écologique?

Dans un rapport, Alexandre Holroyd, député des Français établis hors de France, préconise la mobilisation du livret A, du LDDS et de l’assurance vie au profit du climat.

« Mobiliser l’épargne des Français pour financer une relance économique axée sur la transition écologique est un impératif politique majeur. » Le député des Français établis hors de France, Alexandre Holroyd, a présenté son rapport intitulé « Choisir une finance verte au service de l’Accord de Paris », mercredi 22 juillet, à Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

Dans le document long de 144 pages, il rappelle, notamment, que « l’épargne financière des Français n’a cessé de gonfler ces dernières années, pour atteindre un volume historique supérieur à 5 000 milliards d’euros ». De l’argent majoritairement investi sur des produits de taux peu risqués comme le Livret A, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ou l’assurance vie en euros, qui ne contribue que marginalement au développement d’une économie innovante et durable.

Une fusion des livrets 

Alors, Alexandre Holroyd préconise de mobiliser cette épargne. Concernant le Livret A et le LDDS, il envisage soit une fusion, puisqu’il fonctionne de la même manière, soit de les différencier davantage. Dans ce cas, le LDDS participerait tout particulièrement au financement de la transition grâce à des conditions d’utilisation de cette épargne exclusivement dédiées à cet objectif.

Pour ce faire, le député verrait d’un bon œil la création d’un nouveau label, dit Transition, destiné aux fonds d’investissement. Comme la définition d’un nouveau cadre pour l’émission d’obligations vertes.

Quant à l’assurance vie, elle serait associée au travers de l’instauration de « trajectoires de part minimum d’investissement labellisé dans les produits d’assurance vie », afin d’en faire de véritables outils de financement de la transition écologique.

« Une croissance durable »

« L’Etat et l’Union européenne s’apprêtent à engager des plans de relance massifs pour transformer notre économie vers un modèle durable et neutre en carbone. Il faut absolument que les investissements privés suivent le même chemin et que la finance verte change d’échelle », a commenté Barbara Pompili, dont les propos ont été repris dans un communiqué.

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Pour Bruno Le Maire, c’est sûr : « Nous allons approfondir cette feuille de route et mettre la finance verte au cœur de la relance économique, avec un objectif : construire une croissance durable, innovante et respectueuse de l’environnement. »