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Confinement: les Parisiens ont épargné plus que les autres Français

Si les Français ont massivement épargné pendant le confinement, les Parisiens sont les grands champions des économies, selon la Banque de France.

Les Parisiens ont en moyenne mis de côté 5 500 euros au cours du premier semestre 2020. Ce qui fait d’eux les plus gros épargnants de France, selon une série de statistiques publiées lundi 24 août par la Banque de France.

Au total, entre le 31 décembre 2019 et le 30 août 2020, pas moins de 37 milliards d’euros ont été placés sur des comptes de type livret A, livret d’épargne populaire (LEP), livret de développement durable (LDD) ou encore plan d’épargne logement (PEL). Mais les écarts sont importants, d’une région à l’autre.

6,1 milliards d’euros à Paris

Ainsi, à Paris, 6,1 milliards d’euros ont été mis de côté par les Parisiens. Ce qui représente une hausse de 3% par rapport à fin 2019 et la plus belle progression enregistrée sur le territoire national. Dans le reste de l’Ile-de-France, la progression de l’épargne a atteint 8,9 milliards d’euros, soit près de 1 700 euros par ménage, contre plus de 5 500 euros à Paris.

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Dans les autres régions, l’augmentation de l’épargne est moins marquée. Elle a quand même progressé de 3,3 milliards d’euros en Nouvelle-Aquitaine, 3,2 milliards d’euros dans le Grand-Est et de 2,7 milliards en Occitanie. Dans certains départements, le montant épargné par les habitants n’a toute simplement pas bougé. C’est le cas dans la Meuse (2,7 milliards d’euros) et dans la Creuse (2,1 milliards d’euros). Faute de pouvoir jouer les cigales, les Parisiens, dont les salaires sont en moyenne plus élevés, ont épargné plus que leurs concitoyens également coincés chez eux, mais moins bien rémunérés.

Mais au-delà de ces différences et d’une épargne sans doute plus importante en Ile-de-France, ces statistiques présentent historiquement un biais. Pour certaines banques, l’ensemble de la collecte est affecté à la région parisienne, même si une part de cette collecte provient de province. Ceci tient à la manière de faire remonter les chiffres. Ce phénomène est également observé lorsqu’on regarde non plus les flux, mais le stock d’épargne.