Se connecter S’abonner

Deux tiers des Français épargnent en cas de difficultés, pas pour consommer

La protection sociale fait partie des préoccupations des Français en temps de crise sanitaire. Deux tiers d’entre eux épargnent pour faire face à d’éventuelles difficultés, selon une étude Ifop.

En pleine crise sanitaire, les Français se posent des questions sur leur avenir : leur retraite et la réforme, leur épargne, la dépendance et les dispositifs de prévoyance-santé. Une étude Ifop, menée en septembre 2020 pour l’assureur AG2R La Mondiale, le groupe de réflexion Cercle de l’épargne et Amphitéa (association d’assurés partenaire d’AG2R La Mondiale), s’est penchée sur ces thèmes liés à la protection sociale. Ainsi, ils sont 65%, soit deux tiers des personnes interrogées, à épargner pour faire face à d’éventuelles difficultés. Un tiers d’entre eux pense à utiliser son épargne pour consommer. Autre résultat de ce sondage, 41% préfèrent la liquidité en souhaitant que leur épargne soit mobilisable à tout moment. Environ un tiers (32%) de l’ensemble des personnes sondées estime que sa pension est ou sera suffisante pour vivre correctement. 70% sont favorables à la mise en place d’une couverture complémentaire face à la dépendance des personnes très âgées.  

Après le confinement du printemps dernier, seuls 22% des Français affirment avoir épargné « plus que d’habitude », selon cette étude. A l’inverse, 20% des sondés déclarent avoir dû épargner « moins que d’habitude », se percevant comme victimes économiques de la crise sanitaire. Pourquoi avoir épargné ? 38% répondent qu’ils n’avaient pas « envie de consommer », 13% par crainte d’être malade et 12% par peur de perdre leur emploi. Par ailleurs, ils sont 41% à affirmer vouloir conserver leur épargne pour l’utiliser à tout moment. 35% souhaitent « maintenir ou même augmenter leur effort d’épargne ». Seuls 21% comptent utiliser leur épargne, la totalité ou une partie, pour faire des achats. L’étude note que ce sont les moins de 35 ans, soit 40%, qui arrivent premiers pour maintenir voire augmenter leur épargne, contre 27% en moyenne au sein de la population, et c’est le signe « que la crise du coronavirus est susceptible d’impacter fortement les stratégies financières des jeunes générations », détaille le communiqué.

L’immobilier locatif devant l’assurance vie

Parmi les placements les plus intéressants, l’immobilier locatif est en tête, car 61% des personnes interrogées jugent ce placement intéressant, devant l’assurance vie, 48%. La tendance était la même en février dernier. Le placement « actions » atteint les 37% des sondés, en recul de 8 points. Le livret A, lui, gagne 14 points par rapport à février 2020. Malgré l’absence de rémunération, 30% des Français jugent les comptes courants intéressants.

Par ailleurs, « près de 44% des retraités interrogés estiment disposer d’une pension suffisante pour vivre correctement alors que 72% des non retraités craignent le contraire », note le communiqué. L’Ifop a interrogé les Français sur la réforme, en suspens en raison de la crise sanitaire : 19% des sondés souhaitent que le texte soit mis en œuvre en totalité et 31% se disent favorables à un projet rectifié, qui inclue le régime par points et qui écarte l’âge pivot à 64 ans. Plus de la moitié, soit 53% des Français, se préoccupe de la dépendance des personnes âgées et le sujet inquiète davantage les plus de 70 ans. Enfin, sur les 70% des personnes interrogées favorables à la mise en place d’un contrat dépendance, 53% d’entre elles voudraient que ce contrat soit facultatif.