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En 2019, le patrimoine économique national s’élevait à 16.421 milliards d’euros

Le patrimoine des résidents sur le territoire national a atteint 16.421 milliards d’euros en 2019. Soit 8,3 fois le produit intérieur net de l’année, compare l’Insee.

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crédit : iStock

C’est un record. Fin 2019, le patrimoine économique national a battu les niveaux historiques enregistrés en 2011 et en 2018, en atteignant 16.421 milliards d’euros, indique l’Insee. Dans une note publiée jeudi 17 décembre, l’institut rappelle que cette somme représentait cette année-là 8,3 fois le produit intérieur brut (PIB) de la France. Pour atteindre ce niveau, le patrimoine des résidents sur le territoire national a progressé de 4,8% en un an. Une croissance encore plus soutenue que celle enregistrée en 2018 (4,4%), dont le rythme s’explique par la réévaluation du patrimoine financier liée au dynamisme des cours boursiers. Après une chute de 12% l’indice boursier SBF 120 a, en effet, décollé de 25%.

Comme en 2018, sa composante non financière a été tirée par la progression de la valeur des terrains bâtis (+ 6,6 %), précise la note. Quant aux actifs et passifs financiers, ils ont évolué plus rapidement qu’en 2018 (respectivement + 9,3 % et + 9,2 %), grâce au rebond des cours des actions. 

Redressement des fonds propres des sociétés

Ce qui vaut pour le patrimoine économique national brut, vaut aussi pour le patrimoine net. En 2019, il a atteint 12.561 milliards d’euros, soit une progression de 6,2%, quand en 2018 il avait augmenté de 2,1%.

La revalorisation des actifs financiers a également eu un impact sur les fonds propres des sociétés non financières et financières. Ceux-ci se sont fortement redressés. Ils ont respectivement atteint 11.042 milliards d’euros (+ 13,4 %) et 3.270 milliards d’euros (+ 6,1 %). Quid du patrimoine des administrations publiques ? S’il a également progressé (+ 10,3%), il l’a fait plus lentement qu’en 2018 (+ 13,3%).

La capacité de financement des ménages progresse

L’Insee s’est également penché sur le début de l’année 2020. Une année qui sera fortement marquée par la crise du coronavirus. Concernant le premier semestre, la note indique que la capacité de financement des ménages a fortement augmenté, tandis que le besoin de financement des sociétés non financières s’est creusé.