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Nouvelle mise en garde contre l’usurpation du nom de professionnels de la gestion de patrimoine

Conjointement avec des associations de professionnels de la gestion d’actifs et de patrimoine, l’AMF alerte face à la recrudescence de l’utilisation frauduleuse du nom d’intermédiaires ou de produits financiers autorisés, à des fins d’escroqueries.

AMF
Crédit : iStock.


L’AMF et diverses associations de professionnels de la gestion d’actifs et de patrimoine, dont l’Aspim ou l’AFG, appelle les épargnants « à la plus grande vigilance » face à l’utilisation frauduleuse, de plus en plus fréquente, du nom d’intermédiaires ou de produits financiers autorisés, à des fins d’escroqueries.Le gendarme financier avait alerté le public à plusieurs reprises ces derniers mois à l’encontre de propositions d’investissement frauduleuses usurpant le nom, l’adresse, le logo et/ou le numéro d’agrément d’acteurs autorisés.

Des usurpations qui portaient par exemple sur des SCPI ou des placements dans des parkings d’aéroport. « L’an dernier, l’autorité a constaté un fort accroissement du nombre de signalements d’épargnants victimes d’arnaques financières liées à des usurpations, au point de représenter 44 % des montants déclarés perdus par les épargnants en 2020 auprès de la plateforme AMF Epargne Info Service », indique l’autorité. Montant moyen du préjudice déclaré : environ 45.000 euros.

Un phénomène pas nouveau

Les associations et syndicats professionnels du secteur sont de plus en plus sollicités par des membres dont le nom ou le logo a été détourné. S’il n’est pas nouveau, le phénomène s’est sophistiqué et fortement développé, touchant des sociétés de gestion d’actifs, françaises ou européennes, des conseillers en investissement financiers ou en gestion de patrimoine, ou encore des produits d’investissement.

Ainsi, les escrocs reproduisent sur des sites internet ou dans de faux contrats le nom, le logo, le numéro d’agrément ou d’autorisation de vrais organismes ou intermédiaires financiers afin de rendre crédibles leurs offres frauduleuses. Ils créent de fausses adresses internet ou email proches, à une lettre près, de vraies adresses d’acteurs autorisés. Ensuite, par le biais d’un formulaire en ligne peu détaillé mais faisant miroiter des placements lucratifs, les escrocs collectent des données personnelles (nom, téléphone, email), poursuit l’AMF. « Les épargnants sont ensuite appelés par de faux conseillers ou gérants se montrant très assurés et persuasifs, les pressant de se décider pour conclure cet investissement présenté comme une opportunité unique, à saisir très vite ». Des investisseurs expérimentés s’y sont laissés prendre.

L’AMF et les associations professionnelles de la gestion d’actifs et de patrimoine recommandent ainsi de ne pas donner suite aux sollicitations de personnes se réclamant de ces acteurs ou produits régulés. Du moins, pas « sans avoir procédé aux vérifications minutieuses permettant de s’assurer de l’identité des personnes qui leur proposent des investissements ».