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49% des femmes se sentent exclues du monde de l’investissement

Selon une enquête menée par la plateforme d’investissement multi-actifs  eToro, près de la moitié des femmes (49%) considère subir une forme d’exclusion lorsqu’il s’agit d’entrer dans le monde de l’investissement.

Crédit : iStock.

L’objectif de l’étude ? Analyser les attitudes des femmes à l’égard de l’investissement dans le contexte actuel, selon leur situation financière, leur ambition mais aussi leurs préférences et leur changement d’approche à la suite de la pandémie. Pour cela, 1.000 femmes françaises âgées de 18 à 70 ans ont été interrogées.

Pour ces dernières, le principal frein à l’investissement serait le manque d’information. En effet, 57% d’entre elles estiment ne pas être assez informée. Ce chiffre s’élève à plus de 70% chez les femmes entre 40 et 45 ans. De plus, 22% d’entre elles affirment ne pas comprendre le monde de l’investissement.

Insécurité financière

Avec un contexte économique morose lié à la crise du coronavirus, l’aversion au risque, déjà très présente en France en termes d’investissement, s’accentue. En effet, pour 47% des femmes, la crainte de perdre son capital est le deuxième frein principal.

Cette insécurité financière s’explique par le fait que 50% des femmes déclarent connaître une baisse de leur pouvoir d’achat depuis le début de la pandémie. 42% d’entre elles jugent même que le revenu de leur ménage est insuffisant pour répondre à leurs besoins financiers.

Investir pour s’émanciper

Dans ce contexte difficile, l’épargne demeure le placement financier privilégié suivi de l’assurance vie et de l’immobilier. Et l’envie d’assurer sa retraite est la première motivation pour se lancer dans le monde de l’investissement.

Comme le rapporte l’étude eToro, l’investissement apparaît comme un moyen d’émancipation pour les femmes. 74% d’entre elles souhaitent s’intéresser à ce domaine pour leurs projets futurs. Que ce soit pour laisser un héritage financier à leur famille, pour s’enrichir davantage ou encore devenir financièrement indépendante. Et pour atteindre leurs objectifs, 30% des femmes en France sont prêtes à apprendre par elles-mêmes, sans faire appel à des cours en ligne.