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Covid-19 : le capital-investissement maintient le cap en 2020

Dans son rapport annuel, France Invest enregistre 23,1 milliards d’euros d’investissement dans plus de 2 100 entreprises et projets d’infrastructure.

ETF - OVHcloud
Crédit : iStock

La crise sanitaire n’a pas essoufflé l’investissement dans les entreprises française non cotées. Selon un rapport annuel de France Invest, publié mardi 22 mars, 17,8 milliards d’euros ont été investis par des acteurs français du capital-investissement, limitant la casse à une baisse de 8% sur un an. « Au cours d’une année catastrophique sur bien des sujets, (…) les acteurs du capital-investissement ont montré qu’ils étaient présents », a ainsi souligné Dominique Gaillard, le président de l’association française.

Si le nombre d’entreprises concernées par ces investissements enregistre un recul, passant de 2.314 en 2019 à 2.027 l’an dernier, deux secteurs ont toutefois réussi à tirer leur épingle du jeu, à savoir le médical et les biotechnologies, avec 4,3 milliards d’euros investis contre 2.9 milliards l’an dernier. Viennent ensuite les secteurs de l’informatique et du numérique, qui ont, eux, enregistré un investissement total de 3,5 milliards d’euros, contre 2,8 milliards en 2019. Tous peuvent expliquer ce maintien par le recours massif au télétravail et aux outils de communication numériques, mais aussi par le développement de la recherche médicale liée de près ou de loin au Covid-19.

La reprise économique propice à l’investissement

En revanche, l’activité des fonds d’infrastructures, des investissements destinés à prendre part à des grands projets en construction, a montré des investissements de 5,3 milliards d’euros dans 121 projets en 2020, contre 7,2 milliards l’année précédente. Les levées de capitaux ont quant à elles été de 5 milliards l’an dernier contre deux fois plus en 2019. Pou autant, en 2021, l’horizon semble quelque peu s’éclaircir. L’investissement dans les entreprises françaises non cotées pourrait retrouver de la vigueur à la faveur de la reprise cette année, comme l’anticipe Dominique Gaillard : « Quelques gros fonds sont en train de lever, cela poussera (les chiffres) à la hausse. »