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Montres : investissez sans vous ruiner !

Il est possible de s’offrir des montres Swiss Made pour moins de 5.000 euros. Celles-ci peuvent prendre de la valeur dans le temps, à condition de sélectionner les bonnes pièces.

Investissez dans une belle montre sans vous ruiner.

En France, lorsque l’on parle d’horlogerie mécanique de milieu de gamme, il s’agit de montres comprises le plus souvent entre 1 500 et 5 000 euros. Pourquoi ces limites ? Côté plancher, parce que c’est la garantie d’une qualité « Swiss Made ». Côté plafond, parce qu’il s’agit de la limite entre horlogerie et haute horlogerie. Au-delà de 5 000 euros, et même le plus souvent de 10 000 euros, les pièces s’enrichissent de matériaux nobles, complications, mouvements manufactures et s’échappent de facto vers des sphères qui n’ont plus de véritables limites.

Côté marques, il faut distinguer 2 catégories de montres. Celles dont c’est le cœur de métier comme Longines, Baume & Mercier, Bell & Ross, Montblanc, TAG Heuer, Frédérique Constant, Hermès, Oris, Maurice Lacroix, Tudor, Alpina, Eberhard, Rado. Et celles qui n’y font que quelques rares incursions. Il s’agit de toutes les marques d’un positionnement supérieur mais qui, par certains modèles au prix très étudié, parviennent à quelques percées dans le milieu de gamme, comme Rolex, Breitling ou Omega.

Pourquoi et comment investir ?

Le prix est, bien entendu, le premier argument. Le ticket d’entrée moyen est ici de 2 300 euros (rapport annuel de la Banque Vontobel, Swiss Watch Industry Sector Report, mars 2021). Un montant qui permet de s’offrir une belle pièce et même une part de rêve quand on évoque des marques de montres telles que Rolex. Ensuite, certaines marques offrent toutes les garanties nécessaires pour y investir sans risque : pérennité sur le marché, appartenance à un grand groupe, expertise sur le segment 1 500-5 000 euros.

Quelques règles sont toutefois à respecter pour ne pas se tromper. Se faire plaisir tout d’abord. Il n’est d’aucune utilité d’acheter une montre « placement » qui ne sera jamais portée. Il existe pour ce faire de meilleurs produits financiers !

Eviter de trop écouter les avis extérieurs. La personne qui donne le conseil n’est pas celle qui portera la montre. Qui plus est, les modes changent. La montre trop hâtivement jugée « oversized » aujourd’hui, par exemple, sera peut-être très recherchée dans quelques années.

Enfin, il faut faire montre de patience. Le choix d’un modèle doit se mûrir durant plusieurs mois. L’horlogerie est un univers truffé de pièges marketing qui vantent les mérites de telle ou telle pièce dont le plumage ne vaut pas toujours le ramage. Avant d’investir, il faut cultiver son œil et son jugement, et pour ce faire, se documenter longuement et développer ses connaissances sur les marques de montres et leurs modèles.

Notre sélection de montres parmi les marques historiques du moyen de gamme

Longines. Avec l’arrivée de son nouveau CEO Matthias Breschan il y a dix-huit mois, les collections de l’empereur du moyen de gamme se sont considérablement resserrées. Plus lisibles, elles révèlent quelques pépites comme l’Avigation Watch Type A-7 1935 (3 280 euros). Son look singulier et sa réserve de marche de 60 heures la rendent parfaitement adaptée au quotidien. Sur le plan patrimonial, ses aiguilles cathédrales, ses deux compteurs alignés verticalement, sa couronne « oignon » à 1 h et son origine remontant à 1935, sont en parfaite cohérence avec une maison, Longines, née en 1832.

Crédit : Longines

Bell & Ross. Une pièce sort du lot (ou plutôt de l’eau) : la BR 03-92 Diver Orange (3 700 euros). Elle est limitée à 250 exemplaires, ce qui en favorisera la rareté, donc la cote. Et c’est une plongeuse carrée : il n’y en a pas d’autres sur le marché.

Crédit : Bell & Ross

Perrelet. M. Perrelet ne serait autre que l’inventeur de la montre automatique en 1777 par le biais de sa masse oscillante. La marque qui porte son nom en fait aujourd’hui un usage ludique en la passant côté cadran. La nouvelle Turbine Pilot est dotée d’un rotor dont chaque lame est dessinée comme une pale d’hélice d’avion. Une pièce à 4 980 euros, ludique et rare.

Crédit : Perrelet

TAG Heuer, Le modèle Autavia est pressenti pour être la future star horlogère de la manufacture. La maison vient tout juste d’en sortir une Edition Spéciale, boîte bronze, cadran fumé rouge, certifiée COSC, inspirée des années 60, à 3 650 euros. Un collector en puissance à ne pas manquer !

Crédit : Tag Heuer

Maurice Lacroix. Sa Masterpiece Triple Rétro offre un cadran très haute horlogerie pour « seulement » 4 700 euros. Le jour, la date et le second fuseau horaire sont indiqués par des aiguilles indépendantes qui, arrivées au terme de leur course, reviennent de manière foudroyante à leur point de départ.

Crédit : Maurice Lacroix

Notre sélection de modèles moyen de gamme des marques premium

Rolex est une valeur sûre tout comme sa nouvelle Oyster Perpetual (en version 34 mm, acier, 4 950 euros).

Crédit : Rolex

Omega. Pas de risque en optant pour la Seamaster Diver 300 Co-Axial Master Chronometer 42 mm, cadran blanc (4 800 euros).

Crédit : Omega

Au rang des plongeuses, Panerai est reine, et seule sa PAM01086 Luminor Base Logo de 44 mm en acier passe sous les 5 000 euros.

Crédit : Panerai

Tudor (dont la maison mère n’est autre que… Rolex). Ses modèles Black Bay sont des exemples de design et de robustesse (à partir de 3 160 euros).

Crédit : Tudor

Crédits photos : Longines, Bell & Ross, Perrelet, Tag Heuer, Maurice Lacroix, Rolex, Omega, Panerai, Tudor.