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Épargne : les placements sans risques gardent les faveurs des Français

Une grande majorité des épargnants préfère les placements garantis, tels que le livret A. Un peu moins de la moitié déclare détenir une épargne risquée, selon un sondage.

épargne
Crédit: iStock.

Le livret A a un bel avenir devant lui. Les placements sans risque gardent en effet la cote : 84% des Français disent avoir une épargne garantie, selon un sondage Viavoice pour Yomoni, publié le 18 mai. Toutefois, ils sont 45% à déclarer détenir aussi une épargne risquée, comme des unités de comptes en assurance vie, un Madelin ou un Perp. 42% d’entre eux possèdent une épargne mixte, garantie et à risque, et seulement 3% détiennent exclusivement une épargne risquée, selon cette étude. Enfin, 70% des sondés disent être satisfaits de leur épargne, mais seulement 53% se disent « plutôt » satisfaits, « un score qui laisse entrevoir une réelle marge de progression dans l’usage et l’utilisation de leur épargne », estiment les auteurs de l’étude.

Autre enseignement de ce sondage, la confiance en les banquiers est plutôt modérée, soit 50% des personnes interrogées. La relation est plus compliquée pour 40% des sondés qui estiment que leurs intérêts ne sont pas alignés avec ceux de leur banquier. Un des principaux reproches est le fait que les banquiers privilégient les objectifs commerciaux aux intérêts des clients et les primes, pour 73% de ces Français interrogés par Viavoice pour Yomoni. Les épargnants rechercheraient la rentabilité.

Envies d’autonomie avec accompagnement

Par ailleurs, ils sont 36% à déclarer avoir confiance en leurs proches. Les épargnants interrogés ont également des envies d’autonomie, car ils sont 48% à souhaiter gérer leur argent, accompagné d’un professionnel. Ils épargnent pour financer un objectif à atteindre (43% d’entre eux) et pour voir leur situation progresser (38% des répondants). Concernant l’élément le plus important pour se décider à épargner, c’est le critère de performance qui arrive en premier pour dynamiser leurs placements, soit 44% des sondés.

Enfin, il existerait « une marge d’action pour attirer les Français à utiliser mieux leur argent », souligne l’étude, car un tiers d’entre eux ne sait pas ce qui le motive dans ses placements, alors qu’un autre tiers se considère plutôt suiveur. Certains ont peur des placements à risque, soit 43% des personnes interrogées, et ils craignent de perdre leur argent. Une meilleure connaissance de ces placements pourrait changer la donne.