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L’épargne Covid pourrait atteindre 180 milliards d’euros à la fin 2021

Fin mars, l’épargne Covid a atteint 142 milliards d’euros, selon la Banque de France (BdF), et les Français pourraient mettre encore 38 milliards d’euros de côté jusqu’à la fin de l’année.

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Crédit: iStock.

La France sort de la crise. La Banque de France (BdF) est optimiste pour 2021, avec 5,75% de croissance prévue, soit plus que ses voisins européens, Allemagne et Italie. « L’activité devrait retrouver son niveau d’avant-crise un peu plus tôt que prévu, dès le début 2022 », a précisé au Figaro le 15 juin François Villeroy de Galhau, gouverneur de la BdF. A propos de l’épargne accumulée pendant des mois de restrictions sanitaires, il évalue à 142 milliards d’euros le montant accumulé à la fin du mois de mars, et « possiblement 180 milliards d’euros à la fin de l’année ». Cette somme « représenterait jusqu’à sept points de PIB » selon François Villeroy de Galhau, soit « une réserve de croissance pour l’avenir si la confiance des Français s’avère assez forte ».

Concernant l’inflation, qui accélère à 1,4% au mois de mai selon l’Insee, le gouverneur de la BdF ne semble pas trop inquiet, mais il dit rester attentif aux prix des matières premières. En revanche, il est plus préoccupé par l’emploi et les difficultés de recrutement des entreprises, qui concernent près de 40% des sociétés interrogées en juin, « alors même que notre pays compte trois millions de chômeurs », précise-t-il au quotidien. « L’inadéquation entre compétences et emplois représente depuis des années le principal frein à la croissance française : notre pays n’a surtout pas besoin de dépenser davantage, ni même d’investir tellement plus, mais avant tout de former mieux et de rendre le travail plus incitatif », plaide François Villeroy de Galhau.

Pas de faillites massives

Le gouverneur de la BdF est aussi revenu sur la situation des entreprises, qui sont « dans un état plutôt meilleur que ce que l’on pouvait craindre ». En revanche, il pointe le fait que 6 à 7 % des entreprises ont vu leur dette augmenter et leur trésorerie diminuer, « alors que leur situation avant crise était déjà moyenne ». Il ne croit toutefois pas au scénario de faillites massives.