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Epargne en ligne : l’AMF pointe du doigt les mauvaises pratiques des établissements financiers

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a mené une campagne de tests consommateurs sur la souscription de services et d’instruments financiers sur Internet, dont les résultats ont été publiés mardi 6 juillet.

AMF
Crédit : iStock.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié, mardi 6 juillet, la synthèse des résultats d’une nouvelle campagne de test consommateurs qui porte sur la souscription de services et d’instruments financiers sur Internet. L’objectif de cette étude réalisée au dernier trimestre 2020 par l’Ifop ? « Examiner si l’information fournie par les établissements permettait de favoriser le consentement éclairé du client comme le prévoit la réglementation en vigueur, en particulier la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers (MIF2), entrée en application en 2018 », note l’AMF. 

Ainsi, les testeurs devaient ouvrir un compte-titres et souscrire à trois instruments financiers. Il s’agit d’un fonds investi en action européennes, une action au travers du Service de règlement différé (SRD) et une part de société civile de placement immobilier (SCPI) auprès d’un échantillon de 11 acteurs. 

Des bonnes et mauvaises pratiques

L’étude a fait ressortir certaines bonnes pratiques permettant d’éclairer la décision d’investissement du client. Le digital notamment, permet de mettre à disposition des épargnants des outils d’aide en ligne et des guides pédagogiques. Cependant, certaines mauvaises pratiques ont aussi été constatées par l’AMF. 

Selon l’étude, les informations précontractuelles sont souvent dispersées et peu accessibles. Autre point négatif : « sur la page d’accueil des sites, les indications sur les avantages d’un produit sont généralement davantage visibles que les risques inhérents, souvent peu lisibles, en bas de page et dans une taille de police inférieure », précise l’organisme. Pour conclure, l’AMF souligne que les informations sur les frais et coûts des produits ou des services ne sont pas toujours suffisamment détaillées.