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SBF 120 : la France reste championne de l’actionnariat salarié

Le nombre d’opérations d’actionnariat salarié réalisées en 2020 au sein du SBF 120 reste élevé, malgré la crise sanitaire et économique, selon une étude.

créations d'entreprises
Crédit : iStock.

L’actionnariat salarié prouve sa résilience : malgré la crise, le nombre d’opérations collectives est resté élevé en 2020, soit 33 au total. 31 entreprises du SBF 120 ont mené des opérations d’augmentations de capital réservées aux salariés ou des cessions d’actions.  Deux autres ont mené leur première opération l’an dernier. A titre de comparaison, il y avait eu 40 opérations en 2019, selon le Panorama publié par Eres le 15 juillet. Certes, le chiffre est en baisse, mais la moyenne historique étant de 31 opérations par an, « les entreprises et les salariés ont gardé le cap et montré leur attachement à ce dispositif d’association au capital », explique dans un communiqué Mirela Stoeva, responsable des Etudes chez Eres. Le taux de démocratisation, soit la proportion de salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés au total, est de 39%, soit le plus haut niveau depuis 2013.

Par ailleurs, le volume de ces opérations représente 2,5 milliards d’euros, soit un montant moyen par salarié souscripteur de 4.540 euros. A titre indicatif, 3,5 milliards d’euros avaient été récoltés en 2018, ce qui était un record. Le cabinet spécialisé en actionnariat salarié établit également que le taux de décote moyen était de 20% en 2020, contre 18% en 2019. Autre constat, la stabilité du taux de souscription, puisque 42% des salariés éligibles ont souscrit 60% des actions proposées. Ainsi, près de deux salariés sur cinq sont actionnaires de leur entreprise au sein du SBF120, chacun détient en moyenne 2,4% du capital et l’actif moyen par salarié est de 20.643 euros (54 milliards d’euros d’actifs pour 2,6 millions de salariés actionnaires).

Performance de l’actionnariat salarié

Le succès de l’actionnariat salarié est certainement dû à sa performance, puisque 81% des salariés ayant souscrit à une opération d’augmentation du capital ou une cession d’actions, réalisée entre 2006 et 2015 par les entreprises du SBF 120, ont été gagnants avec le dividende et la décote, sans tenir compte de l’abondement. Cela ne concernait que 75% des actionnaires normaux. « Avec un taux d’abondement de 100%, les salariés auraient été gagnants dans 93% des cas au bout de cinq ans », précise le communiqué. « Pour 100 euros investis, les salariés du SBF 120 ont réalisé un gain moyen compris entre 106% sans abondement et 291% avec un abondement de 100% », détaille le cabinet Eres.

Les trois entreprises du SBF 120 où les salariés ont le plus profité de l’actionnariat salarié en 2020 sont Ubisoft, Nexity et Airbus, pour la troisième année consécutive. Elles doivent avoir une très forte culture de ce type d’opérations et afficher les meilleures performances en cumulé sur cinq ans, avec décote et dividende, sans abondement, de leurs opérations d’actionnariat salarié réalisées entre 2006 et 2015, pour figurer dans ce palmarès.