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Placements : les marchés actions reculent, préoccupés par la situation sanitaire

Les marchés boursiers ont enregistré un fort mouvement de recul en Europe et en Asie, à cause de la reprise de la pandémie de Covid-19.

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Les marchés actions reculaient fortement en Europe et en Asie lundi 19 juillet, plombés par la crainte de voir le rebond de l’épidémie de Covid-19 entraver la reprise économique. En Europe, Londres perdait 1,85% vers 09H00 GMT et Paris reculait de 1,84% après avoir lâché jusqu’à 2,02%. Milan cédait 2,60% et Francfort 1,80%. Plus tôt, en Asie, les investisseurs n’ont pas manqué de raisons d’être prudents : craintes inflationnistes, propagation du variant Delta, hausse des prix du pétrole, repli de la Bourse de New York… Ainsi, Tokyo a perdu 1,25%, Hong Kong 1,84% et Shanghai a fini quasi stable (-0,01%).

Vendredi, Wall Street a terminé en baisse, sur de nouvelles prises de bénéfices. « Les facteurs négatifs qui continuent de peser sur le marché sont la hausse de l’inflation aux États-Unis, la spéculation associée sur les hausses de taux d’intérêt de l’autre côté de l’Atlantique et le variant Delta », résume Timo Emden, analyste indépendant. Sur le plan sanitaire, la hausse du nombre de cas de Covid-19 inquiète toutes les régions du monde. Les actions en pâtissent partout.

La fin des restrictions en Angleterre 

Ce lundi, l’Angleterre jette le masque et supprime la plupart des restrictions liées à la pandémie, une étape redoutée par nombre de scientifiques et de responsables politiques. Un choix pas sans conséquence sur les actions. « Loin d’apporter une dose supplémentaire de confiance aux investisseurs, le ‘Freedom Day’ semble être un revers », note Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown. Le pays reste le plus touché en Europe et a dépassé les 50.000 nouvelles contaminations quotidiennes deux jours de suite. « La forte augmentation des taux d’infection Covid au Royaume-Uni et les inquiétudes concernant un nouvel assouplissement des restrictions sont probablement à l’origine » de la baisse de l’indice londonien ce matin, explique-t-elle.

Les pays européens, où un fort rebond de l’épidémie est attendu dans les prochaines semaines, tentent d’en contenir la propagation, avec le durcissement des conditions d’accès en France et au Royaume-Uni. Outre-Atlantique, le médecin-chef des Etats-Unis a déclaré dimanche être « profondément préoccupé » quant à la situation dans le pays à l’automne.

Le tourisme et ses satellites souffrent

A Tokyo, les craintes d’un cluster de coronavirus au Village olympique se renforcent à J-4. « En outre, la persistance d’une inflation élevée, notamment aux Etats-Unis, pourrait venir grever la consommation car réduisant le pouvoir d’achat des ménages », relève Sebastian Paris Horvitz, analyste chez LBPAM. Côté agenda, les publications de résultats d’entreprises se poursuivent et le principal événement de la semaine sera la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne jeudi.

Le secteur du tourisme pâtissait de la situation sanitaire et des nouvelles restrictions prises en Europe. A Londres, le croisiériste Carnival perdait 6,87% à 1317,00 pence et les compagnies aériennes Easyjet (-4,88% à 784 pence) et IAG (-4,36% à 160 pence) reculaient aussi. A Paris, Air France perdait 3,99% à 3,75 euros et Airbus 4,39% à 105,84 euros. A Francfort, le motoriste MTU Aero enregistrait la chute la plus importante de l’indice DAX et lâchait 3,95% à 197,10 euros. Dans l’hôtellerie, le Britannique Intercontinental reculait de 3,66% à 4.527 pence et le Français Accor de 3,50% à 28,96 euros.

Accord dans le pétrole

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l’accord Opep+ sont tombés d’accord dimanche pour continuer à augmenter modestement leur production à partir d’août, après l’échec des négociations du début du mois. A la suite de cette décision, les cours du pétrole et les actions des entreprises du secteurs reculaient nettement. Vers 08H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre perdait 2,77% à 71,54 dollars à Londres.

A New York, le baril de WTI pour août lâchait 2,52% à 70,03 dollars. A Londres, BP cédait 2,21% à 286,10 pence et Royal Dutch Shell 2,03% à 1340,60 pence. A Paris, TotalEnergies était en baisse de 1,79% à 35,64 euros et Vallourec de 3,50% à 7,16 euros.

Du côté de l’euro et du bitcoin

L’euro perdait 0,31% face au billet vert à 1,1774 dollar. Le bitcoin se stabilisait (-0,25%) à 31.570 dollars.