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Crise sanitaire : les Français ont continué à épargner pour aider leurs proches

Malgré une année marquée par la crise sanitaire liée au Covid-19, les Français n’ont cessé d’épargner pour venir en aide à leur entourage.

Epargne solidaire
iStock

En 2021, malgré la crise sanitaire 37% des Français, soit 4 Français sur 10, ont continué à épargner pour aider un proche. C’est ce que révèle le dernier baromètre Carac-OpinionWay 2021 sur l’entraide familiale financière, publié le lundi 25 octobre. Cette épargne a permis d’aider dans 39% des cas un enfant, mais aussi un parent (10% contre 6% en 2019). Pas moins de 12% des Français ont mis de côté pour soutenir un petit-enfant, 8% un grand-parent et 4% des personnes interrogées l’ont fait pour un frère ou une sœur. Ce pourcentage s’élevait à 2% en 2019. 

Selon l’enquête, l’épargne demeure le moyen privilégié pour préparer l’avenir de ses enfants. Ainsi, 61% des sondés ont mis de l’argent de côté en vue des études supérieures, 52% pour le permis de conduire et 48% pour le premier achat immobilier. En 2021, davantage de Français ont épargné en vue d’un heureux événement familial : 32% d’entre eux l’ont fait pour un mariage, contre 24% en 2019, et 30% des personnes interrogées ont aussi épargné pour la naissance d’un petit-enfant, c’était seulement le cas de 22% des Français en 2019.

Principale protection financière

Le baromètre souligne que l’épargne demeure la principale protection financière envisagée par 57% des Français pour leurs proches, devant un testament (25%), une donation (24%), un investissement immobilier (21%) ou un contrat de prévoyance (17%). Cette épargne est orientée à 72% vers les livrets d’épargne (livret A, LDD, LEP…) et à 50% vers une assurance-vie; 18% vers un PEL et à 13% vers des valeurs mobilières.

Enfin, en cette année toujours marquée par la crise sanitaire, les Français ont moins épargné pour la perte d’autonomie même s’ils continuent de privilégier cette solution financière. Ainsi, 51% ont utilisé l’épargne pour préparer leur perte d’autonomie, contre 60% en 2019, et 36% d’entre eux l’ont utilisée pour la perte d’autonomie d’un de leurs parents. C’était le cas de 53% des Français en 2019.