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Le surplus d’épargne s’essouffle, selon la Banque de France

Le surcroît d’épargne a atteint 187 milliards d’euros fin octobre, soit une augmentation moins forte au troisième trimestre 2021 qu’aux trimestres précédents.

Livret A
Crédit : iStock.

Les Français continuent d’épargner plus que d’habitude en raison de la crise sanitaire, mais le rythme du surplus d’épargne ralentit. Il atteint 187 milliards d’euros à la fin du mois d’octobre 2021, selon la Banque de France, qui a publié ses derniers chiffres mercredi 15 décembre, repris par Les Echos. A la fin de 2020, le montant atteignait 114 milliards d’euros. Au troisième trimestre 2021, le surcroît progresse de six milliards d’euros, contre 22 milliards le trimestre précédent. La consommation a repris avec l’allègement des restrictions sanitaires, même si elle ne retrouve pas encore son niveau de 2019, ce qui explique que les Français continuent d’épargner.

En effet, la dernière note de l’Insee sur la consommation des ménages, publiée jeudi 16 décembre, parle d’un redressement de la consommation en mai et en juin, à un niveau proche de celui d’avant-crise. Au deuxième trimestre 2021, elle a progressé de 1%. Ensuite, cette consommation aurait baissé en juillet, pour à nouveau augmenter en août. Au quatrième trimestre, elle se redresserait nettement selon les prévisions de l’institut, qui prévoit que les dépenses des ménages se situeraient « à 1% en deçà de leur niveau d’avant-crise » en septembre. A la fin de l’année, elles retrouveraient donc le même niveau, pour rebondir à 4,5% cette année, après avoir diminué de 7,2% en 2020. 

293 milliards d’euros

A la fin du mois de septembre 2021, le total de l’épargne des Français a atteint 293 milliards d’euros, soit 100 milliards de plus qu’à la fin de 2020. Ainsi, « entre décembre 2019 et septembre 2021, les encours du Livret A ont augmenté de 51,5 milliards d’euros en France métropolitaine, soit une croissance de 18,6 % », précise la Banque de France. De son côté, l’Insee prévoit un retour à la normale l’an prochain, avec un taux d’épargne plus bas à la fin du premier semestre 2022, à 16,1%, dans sa note de conjoncture publiée mardi 14 décembre. C’est un peu plus que son niveau de 2019 (15%).