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Argent : les inégalités femmes/hommes persistent aussi en matière d’épargne

Une étude réalisée par OpinionWay pour Atland Voisin et Fundimmo revient sur le rapport des femmes à la culture financière.

retraite
Crédit : iStock.

Avoir une vision claire de son budget sur plusieurs années, de sa capacité d’épargne et d’emprunt, de ses besoins financiers à court, moyen et long terme et des placements permettant d’y répondre… Moins de 2 Françaises sur 10 se disent à l’aise avec ces sujets, selon une étude réalisée par OpinionWay pour Atland Voisin et Fundimmo.  « Si l’autonomie financière acquise il y a cinquante-six ans, par la loi sur la réforme des régimes matrimoniaux, leur a permis d’investir le domaine jusque-là réservé aux hommes des finances du ménage, grâce à l’apport de leur salaire et leur participation active aux dépenses de la vie quotidienne avec un suivi des comptes courants, force est de constater qu’en matière de gestion patrimoniale, une fracture semble subsister », souligne l’étude. 

Ainsi, 35% des femmes laissent leur conjoint gérer l’intégralité de leurs placements, contre 20% des hommes. Parmi elles, on compte 53% des femmes de 18-24 ans et 47% des femmes de 25-34 ans. Les jeunes femmes sont surreprésentées par rapport à leurs aînées, qui sont 13% des 65 ans et plus à confier les placements à leur conjoint. Pour 74% des femmes, et 72% des hommes, la culture financière devrait être enseignée à l’école.

Des inégalités qui persistent

Afin de discuter d’épargne et d’investissement, les femmes se tournent vers la famille (66%) et leur conjoint (62%). Mais les amis (47%) et les collègues (28%) sont également des sources consultées. Par ailleurs, 52% des Françaises interrogées estiment ne pas avoir les ressources suffisantes pour placer leur épargne sur un autre support que le Livret A. C’est le cas de 36% des hommes. De plus, 73% des femmes ne se sentent pas concernées par les placements non garantis contre 60% des hommes. En cause ? Des inégalités entre hommes et femmes qui subsistent plus particulièrement sur la question des salaires. 

La plupart des femmes souhaitent se constituer une épargne de précaution afin de se prémunir contre les aléas de la vie et s’assurer une stabilité financière à long terme, notamment pour la retraite. Le désir d’accroître et faire fructifier leur patrimoine, cité par 2 femmes sur 3 (66%), n’arrive qu’en huitième position de leurs objectifs d’épargne. « La catégorie CSP+ (76%) ainsi que la tranche des 25-34 ans (77%) y étant logiquement plus sensibles », précise l’enquête. Enfin si 59% des femmes interrogées se déclarent satisfaites de l’offre de placements existante pour investir leur argent, 46% ne savent pas vers quel professionnel se tourner pour les aiguiller selon leur situation. Les attentes sont encore plus fortes chez les femmes de 18-24 ans (70%), 25-34 ans (60%) et 35-49 ans (54%).