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Le « private equity », une solution pour investir son épargne

Si le private equity est de plus en plus prisée, c’est aussi parce que certains fonds spécialisés sont aujourd’hui disponibles dès 1.000 euros.

Epargne solidaire
iStock

Une occasion de se lancer dans l’économie réelle. Si vous souhaitez placer votre épargne dans des entreprises, une classe d’actifs est en train de se démocratiser, rapporte L’Obs. C’est le capital-investissement, ou private equity. Une solution de placement devenue accessible au plus grand nombre. Son principe est simple : investir dans le financement d’entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse. Cela peut se faire par le biais des portefeuilles de participations au capital ou via la dette privée, une alternative au financement bancaire. Aussi bien la start-up à fort potentiel que l’entreprise plus mature deviennent des options pour épargner.

Le private equity est arrivé jusqu’aux oreilles des grands investisseurs. Selon l’association France Invest, qui regroupe les acteurs du secteur, le rendement annuel moyen du capital-investissement a atteint 11,7 %, sur la période 2006-2020. Si cette classe d’actifs est de plus en plus prisée, c’est aussi parce que certains fonds spécialisés sont aujourd’hui disponibles dès 1.000 euros. Auparavant, il fallait investir plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros.

La finance américaine s’est penchée sur le « private equity »

La banque publique Bpifrance l’a bien compris. Elle a déjà décidé d’inaugurer un deuxième fonds dédié au financement de l’économie, accessible dès 3.000 euros. Attention, le capital-investissement n’est pas sans risque et plusieurs contraintes, notamment de durée de blocage de l’épargne, doivent être prises en compte. Le monde de la finance américaine s’est également penché sur le private equity. Les résultats records n’ont pas tardé à tomber pour les banques d’affaires locales ou encore les gérants de fonds spéculatifs (les hedge funds).

Les spécialistes du private equity comme Blackstone, KKR ou encore Carlyle ont rémunéré leurs salariés à hauteur de deux millions de dollars, en moyenne. Deux fois plus que dans les grandes banques d’affaires comme Goldman Sachs, Morgan Stanley. Des résultats qui ne peuvent que faire avancer la démocratisation du private equity.