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Dépôts bancaires : le fonds de sécurité pour les épargnants se porte bien

Les ressources du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) ont augmenté de près de 15% entre 2020 et 2021.

fonds

Avec la crise sanitaire, les Français ont considérablement épargné. En conséquence, les dépôts bancaires ont grimpé en flèche. Cette frénésie d’épargne a vu le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), dont le rôle est de protéger les dépôts des clients, progresser à une vitesse comme rarement observée, précise Les Echos.

Selon des chiffres publiés mardi 19 avril, les ressources du fonds ont augmenté de près de 15% entre 2020 et 2021. Elles atteignent désormais 6,1 milliards d’euros. L’essentiel, soit 5,8 milliards, correspond à la protection des dépôts bancaires des établissements français.

Plus de 770 millions d’euros de contributions nettes levées par le FGDR

Les banques, via des cotisations, calculées en fonction de l’évolution des dépôts et de la cible à atteindre pour le fonds, ont financé cette hausse. « Les contributions nettes levées par le FGDR se sont élevées au total à 770,40 millions d’euros », dont 758,42 millions pour la garantie des dépôts, précise le FGDR dans son rapport annuel.

« La règle européenne veut qu’en juin 2024 les différents fonds nationaux se situent entre 0,5 et 0,8% des dépôts couverts, explique Thierry Dissaux, président du directoire du FGDR. Nous avons décidé de viser le seuil de 0,5% dès 2023, et nous étions déjà à 0,44% l’an dernier. »

Pour rappel, le FGDR a mis en place à l’échelon national une règle européenne. L’ensemble des citoyens de l’Union ont la possibilité d’être couverts de 100.000 euros de dépôts par banque, dans le cas où l’établissement ferait faillite. Les clients sont indemnisés en sept jours ouvrables. En France, fin 2021, 1,417 milliard d’euros étaient ainsi couverts grâce à ce système.

Plus de transparence pour le FGDR

« Notre mandat de gestion, c’est la sécurité et la liquidité. La performance dégagée est un sous-produit de cet objectif cœur », souligne Thierry Dissaux. Dans un climat de taux particulièrement faibles, le fonds a dégagé un rendement de 1,58%, une petite poche action (5% des actifs en valeur historique) compensant à elle seule l’atonie des placements obligataires et monétaires.

Dans sa gestion, l’organisme fournit plus de transparence. Il a classé tous ses fonds obligataires en « article 8 », une réglementation européenne allant dans ce sens. « C’est une volonté délibérée liée à notre image profonde, nous sommes un opérateur de crise au service d’une finance durable », explique Thierry Dissaux.

Le FGDR met aussi en place une stratégie de communication. L’audience de son site web compte et sa popularité sur les réseaux sociaux jouent sur sa notoriété. Selon un baromètre mené avec l’institut Harris Interactive, 53% des Français affirment connaître ce mécanisme de garantie des dépôts (+9 % depuis 2016). « La confiance dans le système bancaire est forte en France, mais cette confiance est accrue chez ceux qui nous connaissent », conclut le dirigeant.