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Placements financiers : les bons et les mauvais réflexes pour investir intelligemment

Le choix de placements financiers est parfois fait en fonction de biais cognitifs plutôt que de la logique. L’AMF a dévoilé une liste de réflexes à avoir pour gommer ces mauvaises habitudes.

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Pour l’épargnant, la mutation de la fiscalité de l’assurance vie ouvre assurément un espace de liberté supplémentaire. ©Istock

Les placements financiers ne sont pas qu’une affaire de professionnels. Mais les particuliers, a fortiori les profanes, peuvent voir leurs choix influencés par des idées préconçues. Alors qu’en cette période de forte inflation, les épargnants sont à la recherche de bons placements, L’Autorité des marchés financiers a publié, mardi 14 juin, une liste de pièges à éviter et de conseils pour s’affranchir des « biais comportementaux » qui provoquent parfois des choix illogiques. « Le meilleur moyen de corriger ces réactions ? En avoir conscience ! », explique l’AMF.

Diversifier et remettre en cause ses placements

Elle fait ainsi remarquer que la peur de la perte ou la crainte de l’inconnu conduit à n’investir que dans des produits comportant peu de risques ou dont le taux rémunérateur est connu à l’avance. Sans faire la promotion du boursicotage hasardeux, l’AMF rappelle qu’un portefeuille d’actifs variés permet de minimiser les risques. « Avec le temps, les placements diversifiés en bourse procurent en général des rendements supérieurs à ceux des placements garantis. » Cette diversification permet également de se prémunir contre la survenue d’évènements catastrophiques rares, dont la probabilité est par ailleurs surestimée par la plupart des épargnants.

Ce rapport biaisé au temps est également à prendre en compte puisqu’épargner tôt permet de compenser la baisse de revenus significative de la retraite. « Nous surestimons les risques liés aux placements financiers, car nous regardons les variations sur les courtes périodes au lieu de nous intéresser à l’évolution sur le long terme », détaille l’AMF.

Chaque épargnant ayant des besoins différents, il convient d’éviter les comportements « moutonniers ». Mais il faut aussi, et c’est peut-être là la plus grande difficulté, réussir à penser contre soi-même. Le biais de confirmation pousse en effet à apporter plus de valeurs aux informations qui nous confortent dans nos idées. Il faut donc être prêt à envisager des placements. De la même manière, le profil d’un investisseur évolue au cours de sa vie. Il faut donc se méfier de la réticence naturelle au changement pour adapter ses investissements.