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Epargne : ces placements qui séduisent les ménages

Une étude internationale a révélé quels étaient les placements qui intéressent le plus les ménages qui ont un capital de 10.000 euros à investir.

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Crédit : iStock.

L’inflation galopante de ces derniers mois fait que de nombreux produits d’épargne affichent, malgré des taux rémunérateurs parfois en hausse, un rendement négatif. Si l’inquiétude pousse les ménages à épargner, ils sont donc à la recherche de produits rentables. Une étude du groupe international de gestion d’actifs Schroders portant sur 24.000 investisseurs dont 1.000 Français, relayée par Les Echos, s’est intéressée aux intentions des ménages disposant de 10.000 euros à placer. Ils visent à la fois des placements classiques ou plutôt nouveaux, mais pas toujours en adéquation avec l’offre.

L’immobilier en tête des placements préférés

En France, l’immobilier reste le placement favori de cette clientèle patrimoniale. 57 % des sondés dans l’Hexagone envisagent d’investir dans la pierre au cours des douze prochains mois. Outre l’aspect rassurant de ce placement, ils seraient motivés par l’idée que ses revenus (les loyers) sont en principe indexés sur l’inflation. Mais, « si les prix augmentent fortement, les bailleurs ne peuvent pas répercuter totalement la hausse au risque de perdre leurs locataires », prévient le patron de Schroders en France, cité par Les Echos. La volonté du gouvernement de plafonner la hausse à 3,5 % sur un an est venue confirmer cette analyse.

Investissement le plus plébiscité par l’enquête au niveau international, le private equity (ou capital investissement) arrive en deuxième position en France. Déjà proposé depuis quelques années à la clientèle la plus fortunée, il s’adresse de plus en plus au reste des investisseurs patrimoniaux, même s’il reste circonscrit aux contrats haut de gamme. Cet investissement dans des entreprises non cotées en Bourse séduit par ses performances potentielles élevées. Mais il reste assez incertain, avec un risque réel de perte totale de l’investissement. Il demeure donc un produit de diversification. Par ailleurs, il reste contraint par une réglementation peu favorable en France.

Pour joindre les avantages de ces deux investissements, les fonds d’infrastructure apparaissent comme un placement « hybride ». Ils sont destinés à financer des projets d’ampleur dans les secteurs du transport, de l’énergie, des télécoms… Ils laissent envisager des rendements de l’ordre de 4 à 5 %, mais l’offre est encore assez modérée.