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Les applis de micro-épargne encore à la peine en France

Solution intéressante, notamment pour les jeunes, les applications de micro-épargne peinent à séduire en France. Mais l’offensive se prépare.

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Crédit: iStock.

Le taux d’épargne des Français a explosé à la faveur de la crise de la Covid-19, passant de 15,1 % du revenu disponible brut (RDB) en 2019 à près de 21 % en 2020. Si, depuis, la tendance est plutôt à la baisse du fait de l’amélioration de la situation sanitaire, l’inflation et les crises internationales la maintiennent à un haut niveau. Une situation qui devrait favoriser les applications de micro-épargne, ces systèmes qui aident à mettre de côté quelques dizaines ou centaines d’euros chaque mois par le biais de petits prélèvements indolores. Pourtant, elles peinent encore à séduire les Français, relate Le Figaro. Certaines ont déjà jeté l’éponge.

Les applis de micro-épargne doivent voir grand

Le modèle semble pourtant répondre à une demande, notamment des jeunes. Selon un récent sondage, 85 % des moins de 25 ans souhaitent investir ou épargner. Ils jugent cependant ne pas avoir une mise de départ suffisante.

Mais, dans ce secteur, les petits poucets risquent vite de boire la tasse. Le plus souvent, l’application utilise le « banking ». Elle analyse les capacités d’épargne du client et programme de petits versements, ou arrondit la somme payée lors de chaque utilisation de la carte bleue. Les sommes concernées restent faibles, autour de 100 à 150 euros par mois. La commission de l’application l’est donc aussi et il faut un gros volume de clients pour dégager une réelle marge. Or, deux tiers des Français n’auraient même jamais entendu parler du « banking ».

Le français Ismo revendique 10.000 clients actifs, son compatriote Yeeld avance 50.000 inscrits. Mais, ces jeunes entreprises vont devoir faire face à l’offensive de Plume. Le géant britannique du secteur est fort de 1,3 million d’abonnés en Europe, compte séduire le marché français encore en retard sur ses voisins. Il a annoncé en septembre le lancement de nouvelles fonctionnalités pour un abonnement de deux euros par mois : une carte bancaire internationale, et l’accès à près de 1.000 entreprises cotées en Bourse à frais réduits.