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Alerte aux escroqueries aux faux investissements immobiliers

La Fédération des entreprises immobilières a alerté, mardi 18 octobre, sur l’ampleur des escroqueries usurpant le nom et les codes d’entreprises bien réelles.

escroqueries
Crédit: iStock.

Les escroqueries par l’usurpation de nom d’entreprises ou d’administrations publiques ne sont malheureusement pas rares. Dans certains cas, les sommes extorquées peuvent être très importantes. Les escrocs se font notamment passer pour des SCPI, des professionnels de l’épargne ou de l’immobilier. Devant l’ampleur du phénomène, la Fédération des entreprises immobilières (FEI) a tiré la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié mardi 18 octobre, elle rappelle les bons réflexes à avoir avant tout investissement pour se prémunir contre ces arnaques.

Des escroqueries qui peuvent toucher les investisseurs expérimentés

Celles-ci peuvent parfois être très élaborées avec des escrocs qui ont usurpé « le nom, l’adresse, le logo, le site web et le nom de domaine » de certaines entreprises membres de la FEI. Ils vont jusqu’à créer « de faux contrats, plaquettes ou bulletins de souscription ». « Ces usurpations ont, par exemple, pour objet d’inciter le public à investir dans des parts de SCPI, des livrets d’épargne ou des actifs immobiliers (notamment des résidences seniors EHPAD ou des emplacements de parking). Les préjudices peuvent atteindre à ce jour jusqu’à 400.000 euros pour certaines victimes connues », prévient-elle.

La technique la plus commune consiste à recueillir des informations personnelles via des formulaires en ligne qui promettent des rendements attractifs. Les victimes sont ensuite appelées par de faux conseillers. Ils insistent sur le fait qu’il s’agit d’une opportunité unique et qu’il faut la saisir rapidement. « Personne n’est à l’abri de ce type d’arnaques, y compris des investisseurs expérimentés », assure la FEI.

Afin de les éviter, il convient d’une part de ne pas prendre de décision précipitée sous une soi-disant contrainte de temps. Pour savoir si votre interlocuteur appartient bien à la société dont il se réclame, recherchez les coordonnées publiques de celle-ci et contactez-la. Vous pouvez également comparer les adresses e-mail. Enfin, il est possible de vérifier sur le site de l’AMF ou de l’ACPR le tableau récapitulatif des acteurs et sites non autorisés ou usurpant l’identité des entreprises immobilières.