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Face à l’inflation, des comptes bancaires mieux rémunérés

Les Français continuent de déposer des sommes importantes sur leurs comptes bancaires malgré l’inflation.

comptes bancaires
@iStock

L’inflation exceptionnelle de ces derniers mois a amputé le pouvoir d’achat des ménages, mais aussi réduit la valeur de leur patrimoine en liquidité qui dort sur des comptes bancaires. À l’exception des produits les plus risqués, très peu de placements permettent de compenser une hausse des prix autour de 6%. Il est cependant possible de limiter les pertes en plaçant ses fonds sur un livret, mais aussi sur des comptes rémunérés, dont les taux connaissent une hausse globale, relèvent Les Échos.

Les comptes bancaires suivent la hausse des livrets

Ces comptes courants affichent des taux nettement inférieurs à ceux des livrets réglementés, mais ne sont généralement pas plafonnés. Ils sont aussi prisés des personnes souhaitant avoir un accès rapide à leurs liquidités sans pour autant les laisser s’éroder. Selon les calculs livrés mercredi 4 janvier par la Banque de France, les rémunérations des dépôts ont augmenté de 8 points de base rien que sur le mois de novembre 2022. Elle s’établit désormais à 0,88% en moyenne. Une évolution assez logique dans la lignée de l’augmentation significative des livrets réglementés. Le taux du Livret A est ainsi passé de 0,5% à 2% en six mois, chiffre qui pourrait encore augmenter en 2023. Les livrets bancaires et comptes à terme avaient également suivi.

Si cette hausse représente un réel coût pour les banques, celui-ci est globalement compensé par la hausse des taux, notent Les Échos. Les niveaux de rémunération peuvent beaucoup varier d’un établissement à l’autre. Qu’il s’agisse de comptes courants rémunérés ou de comptes à terme, les néo-banques et banques en ligne proposent généralement des taux plus attractifs. Au troisième trimestre 2022, les Français ont versé 10,5 milliards d’euros de plus sur leurs comptes courants. Un chiffre qui reste dans la moyenne trimestrielle d’avant pandémie, alors que l’inflation était alors très faible.