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Investissements en bourse : les femmes encore sous-représentées

Une étude de l’Autorité des marchés financiers montre que les femmes ne représentent que 30 % des investisseurs actifs en bourse.

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À l’occasion de la Journée des droits des femmes, l’autorité des marchés financiers (AMF) s’est penchée sur leur représentativité au sein de la communauté des investisseurs français. En effet, les établissements financiers sont tenus de réaliser une déclaration pour chaque transaction réalisée, sur laquelle figure l’identité du bénéficiaire. Cela permet donc d’obtenir des statistiques précises. L’étude montre que par bien des comportements, les femmes et les hommes semblent investir de manière analogue en bourse. En revanche, elles sont bien moins nombreuses à s’y essayer.

En bourse, les femmes moins confiantes que les hommes

Hors opérations effectuées avec un compte joint, on compte 430.000 femmes parmi les investisseurs actifs en 2022, contre environ un million d’hommes. Elles ne représentent donc que 30 % de cette population. La différence en la matière est particulièrement visible au sein des tranches d’âge les plus jeunes. Entre 25 et 29 ans, la part d’hommes investissant en bourse atteint déjà un chiffre de 4,7 %, taux qui évolue légèrement avec l’âge, mais de manière très modérée. En revanche, jusqu’à 45 ans, les femmes accusent un retard significatif. Le taux d’investisseuses ne dépasse pas 1 %. Elles ne rattrapent une partie de leur retard que par la suite, et notamment après la retraite. Les hommes ont également tendance à réaliser deux fois plus de transactions que les femmes chaque année, bien que les montants restent assez similaires. 

Le baromètre de l’AMF montre en revanche des différences dans l’approche de l’investissement boursier. Ainsi, les femmes sont moins nombreuses à déclarer « s’y connaître » (29 % contre 42 % des hommes). Pourtant, lorsque ces connaissances sont testées, l’écart réel apparaît bien plus faible. Elles sont néanmoins sensiblement plus enclines à solliciter un conseiller (25 % contre 44 % chez les hommes). Les femmes se disent également plus prudentes. En 2022, 47 % d’entre elles se disaient inquiètes quant à l’évolution de leur situation financière personnelle contre 38 % des hommes. Près de la moitié d’entre elles (48 %) refusent les prises de risque en matière boursières contre 38 % des hommes.