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Le marché de l’art se démocratise

Des placements sur mesure pour les clients haut de gamme des banques privées aux offres de défiscalisation proposées par les galeries, l’art s’invite désormais dans le patrimoine d’une clientèle rajeunie.
le marché de l'art

L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et le faire comprendre, se plaisait à expliquer le sculpteur Auguste Rodin. Comment ne pas songer à cette délicate pensée en contemplant la collection Chtchoukine exposée à la Fondation Louis-Vuitton. Rassemblant 130 oeuvres de Picasso, Cézanne, Matisse, Van Gogh, Gauguin…, l’exposition donne à (re)découvrir de nombreux chefs-d’oeuvre de l’art moderne français. La visite de l’exposition organisée le 1er décembre par BNP Paribas rappelle que si l’art est un plaisir pour les yeux et l’esprit, il peut également être un excellent placement.

« Le monde de l’art s’est profondément démocratisé avec un intérêt accru pour l’art en général », détaille Antoinette Leonardi, responsable du conseil en art de BNP Paribas Wealth Management, service qui fête cette année ses 40 ans. Non seulement Internet a permis une plus grande transparence en offrant « un accès à l’information sans précédent avec la publication des résultats des ventes aux enchères, telles que Artnet et Artprice », mais aussi « le profil des clients s’est beaucoup diversifié. La clientèle de notre service rajeunit et compte de plus en plus d’entrepreneurs », souligne Antoinette Leonardi. Preuve de cet essor, Forbes a recensé 60 foires internationales dans le monde en 2016, contre 10 il y a dix ans.

L’investissement en oeuvres d’art est déduit de l’assiette de calcul de l’ISF

Aujourd’hui, investir dans l’art n’est plus l’apanage d’esthètes avertis et de collectionneurs. Consciente de cette démocratisation, la galerie d’art Jean-François Cazeau, située à deux pas du musée Picasso à Paris, vient de lancer une offre de défiscalisation en art pour les contribuables assujettis à l’ISF. L’investissement en œuvres d’art étant déduit de l’assiette de calcul de l’ISF, « c’est une magnifique opportunité de diversifier un patrimoine, de profiter de l’expansion du marché international de l’art et de jouir du plaisir de posséder des œuvres de qualité, décoratives et susceptibles de se valoriser », explique ainsi Jean-François Cazeau. Dans le détail, la galerie propose deux types d’offres : un investissement unitaire ou un investissement global. Dans le premier cas, classique, « l’investisseur prend livraison de son oeuvre avec la facture, le certificat d’authenticité et les autres documents officiels ». Dans le cas de l’investissement global, « l’investisseur confie son budget à la galerie après signature d’un contrat qui définit le montant et le délai d’investissement permettant l’acquisition de plusieurs oeuvres », développe la galerie.

Ces dernières sont ensuite livrées à l’investisseur ou confiées à la galerie pour exposition et vente éventuelle. Le ticket d’entrée est de 15 000 euros pour l’investissement unitaire et de 50 000 euros pour l’investissement global. La galerie Jean-François Cazeau propose ainsi des tableaux impressionnistes et modernes de Pablo Picasso, Joan Miró, Henri Matisse, Claude Monet, mais également une dizaine d’oeuvres sur toile réalisées par des artistes contemporains, d’origine asiatique et africaine, confirmés ou en pleine émergence sur le marché, tels que Sudaporn Teja, Sohan Qadri, Ko Young-hoon, Chintan Upadhyay, Aboudia.