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Brafa de Bruxelles : le salon de début d’année à ne surtout pas manquer

Créée en 1956, la Brussels Art Fair est l’une des plus anciennes foires d’art au monde. Brillante, sympathique, diverse et de grande qualité, elle est devenue incontournable, un « must absolu » pour les amateurs et les collectionneurs.

Fin janvier, les amateurs d’art se réveillent. Il est vrai qu’ils ont eu largement le temps de se remettre des agapes de fin d’année et les ventes aux enchères reprennent. Mais ce qui émoustille nos collectionneurs en herbe, c’est la Brafa (Brussels Art Fair), le premier grand salon international d’antiquaires et de galeries d’art qui se tient à Bruxelles du 26 janvier au 2 février.

Cette manifestation est unique au monde et ne cherche pas à rivaliser avec les foires concurrentes comme la TEFAF de Maastricht, Art Basel ou la Biennale de Paris. Vous n’y trouverez pas l’ambiance trop sérieuse et parfois intimidante pour les néophytes de la TEFAF, ni le côté bling bling de Bâle et ses grandes fortunes s’arrachant à coup de millions de dollars les toiles d’artistes contemporains et encore moins le snobisme de la Biennale.

Nous sommes en Belgique et tout se passe dans une ambiance bon enfant, sympathique, décontractée mais élégante. Pour son édition 2020, elle rassemble 133 professionnels dont 83 viennent de l’étranger. Les galeries belges sont donc en minorité mais leur sens de l’accueil gagne tous les exposants et c’est un vrai plaisir de déambuler dans les allées, d’aller de surprise en surprise, de se renseigner sur les œuvres auprès des professionnels et d’acheter.

Les organisateurs ont à cœur de maintenir une belle diversité et un équilibre entre les spécialités. Le visiteur peut ainsi passer des plus beaux objets d’archéologie aux arts premiers puis s’intéresser aux grands noms de l’art contemporain tout en découvrant du mobilier Art déco ou des pièces créées dans les années 30-40 pour les dirigeants de l’Union soviétique.

Mobilier Arts and Craft, Pays-Bas, avant 1902, bois de camphrier, ébène, ivoire, Galerie Francis Janssens van der Maelen
Canapé, Union Soviétique, 1938, conçu pour le Commissariat populaire de la Défense, bureau commémoratif « Voroshilov Corner ». Heritage Gallery

Il aura également l’occasion de contempler de belles planches des grands auteurs de la BD belge, de merveilleuses sculptures du Moyen-Age, des bronzes animaliers, des estampes anciennes, du mobilier français du XVIIIe siècle, des pièces d’argenterie, des créations des années 50-60, des tapisseries et des tapis de toutes époques, des bijoux Art nouveau…

Hergé (1907-1983), Le Temple du soleil, 1970, encre sur papier, Huberty & Breyne Gallery, © Hergé-Moulinsart
Tapisserie à la licorne, Sud des Pays-Bas, milieu du XVIe siècle, De Wit tapestries.

Bien entendu, les galeries présentes à la Brafa proposent toute la richesse de l’art belge. Et c’est un régal pour les yeux. L’art belge ce ne sont pas uniquement Magritte et Hergé. Ce sont aussi tous les peintres flamands du XVIIe siècle, les créations de l’Art nouveau (meubles de Serrurier-Bovy, bijoux de Wolfers…), les nombreux artistes de l’école de Laethem-Saint-Martin aux styles si différents, les Vierges de Malines des XVe et XVIe siècles, les sculptures-dentelles de Wim Delvoye, les marbres de Jan Fabre, les sculpteurs animaliers belges des années 20-50 aussi doués que nos artistes français …

William Degouve de Nuncques (1867-1935), Etang de Boisfort, 1908, Huile sur carton sur toile, Studio 2000 Art Gallery
James Ensor (1860-1949), La Bataille des éperons d’or, 1888, crayon noir sur papier, Samuel Vanhoegaerden Gallery

Le visiteur ne sait plus où donner de la tête et veut tout acheter. Il aurait tort de se priver car une des caractéristiques de la Brafa c’est de proposer un large éventail de prix allant de 1 000 euros à plusieurs millions pour les objets-phares du salon. Sachant qu’en plus, la négociation est possible, faites-vous plaisir et n’hésitez pas à craquer. Et comme nombre des 70 000 visiteurs, vous deviendrez vite « accro » à la Brafa au point d’attendre chaque année avec impatience et gourmandise sa nouvelle édition.

Pour vous mettre en appétit, vous trouverez une sélection de merveilles à découvrir, à contempler et pourquoi pas à acheter.

Anto Carte (1886-1954), Le Charretier, 1918, aquarelle et gouache, Lancz Gallery
Christ en Croix, Florence, vers 1485-1495, atelier de Benedetto de Maiano (1441-1497), Chiale Fine Art
Gustave Van de Woestijne (1881-1947), Paysan de Latem, 1911, Galerie Oscar de Vos

BRAFA, du 26 janvier au 2 février, Tour&Taxis, avenue du Port 88, 1000 Bruxelles, tous les jours de 11h à 19h, le 30 janvier jusqu’à 22h. Prix d’entrée : 25 euros. Plus d’informations sur brafa.art